MACHINES A COLONNE D'EAU. 9 l
posées que ce mouvement fait ouvrir l’un et fermer l’autre.
276. Si la poutrelle remonte, sa cheville inférieure agit surle levier io,dont une des branches porte une griffe qui sou-tenait le poids ii. Ce poids fait alors tourner son levier 12 ,et la chaîne i3 à laquelle il est uni, tire la tige horizontale 9,ferme le rohinet qui était ouvert, et ouvre celui qui était fermé.L’emploi de la poutrelle est donc de dégager successivement lespoids 6 et 11, et ce sont ces poids qui agissent sur les robinets;mais, quand ils ont agi, il faut leur faire reprendre leur pre-mière situation et les forcer de s’adapter aux griffes de retenue.Cet effet est produit par le balancier À , à l’égard du poids 6;et par la poutrelle 3 à l’égard du poids II ; car, si le balancierA monte, la chaîne 14 force le poids de monter aussi à la hau-teur de la griffe; si le balancier et la poutrelle descendent,la chaîne i 5 i 5 qui passe sur la poulie 16, entraîne le poids11, et l’accroche à sa griffe.
La course du piston dans le cylindre c est de six pieds troispouces. Cette machine donne jusqu’à huit coups de piston dansune minute : lorsqu’on veut l’arrêter, on ferme le robinet v.
276. Jars rapporte dans ses Voyages métallurgiques , t. 2,pag. i 54 , que quatre machines à peu près semblables avaientété établies à Schemnîlz. Deux d’entre elles élevaient en 2 4 heu-res i3 à i 4 , 5 oo pieds cubes d’eau d’une profondeur de 660pieds, et en consommaient 71,645 pieds. La troisième avec lamême quantité d’eau extérieure, en enlevait 39,000 pieds d’uneprofondeur de 204 pieds. La quatrième enfin, dont le cylindreest beaucoup plus petit, avec 17 à 20,000 pieds cubes d’eauextérieure et une chute de 25 i pieds, en élevait n, 5 oo piedscubes de 144 pieds de profondeur et 17,200 d’une profondeurde 88 pieds.
Quand on a une grande chute d'eau disponible, on peut la