io8 BÉLIERS HYDRAULIQUES,
d’un assez grand nombre de substances, M. Montgolfier fils areconnu que l’on devrait préférer, dans la pratique, des globespleins et faits en agate, si l’on pouvait s’en procurer aisément età peu de frais qui soient parfaitement sphériques, mais seulementpour les diamètres de 3 pouces et au-dessous. Au-dessus on doitpréférer les globes creux de cuivre ou de fer fondu, d’une épais-seur telle qu’ils ne pèsent pas plus de deux fois le volume d’eauqu’ils déplacent.
3og. L’usage de ce s globes a été indiqué par Bélidor et au-tres auteurs ; mais il paraît que , n’ayant pas employé les précau-tions que nous venons de décrire, leur usage était sujet à des in-convéniens qui les avaient fait négliger jusqu’à ce jour.
310. La soupape d’arrêt du belier se ferme par l’impulsiondu courant d’eau dans le coursier, mais il faut une force étran-gère pour l’ouvrir.On emploie donc à cet effet, tantôt un ressortà boudin qui presse contre la queue de cette soupape; tantôtun poids placé à l’extrémité d’une tige et adapté à la sou-pape, de telle sorte qu’il fasse un angle droit avec son plan.Ce poids doit être placé de manière à pouvoir être éloignéou rapproché de la soupape en lui faisant parcourir un certainespace le long de la tige; on l’arrête par une vis de pression.
311. M. Bnmacci a donné à ce poids une forme très-ingé-nieuse ; ce sont deux plans inclinés qui se réunissent dans le pointle plus bas, comme on voit figure 8. Lorsque la soupapeF est ouverte, le poids H se trouve dans la position indiquée parles lignes ponctuées ; alors l’eau sort librement ; le poids ou pa-lette H doit être a un tel eloignement de l’extrémité du coursier,que le jet d’eau qui en sort aille frapper le plan incliné qu’il pré-sente lorsque le courant a acquis la vitesse convenable. Cepoids choqué obliquement oblige la tige de remonter; la soupape,commençant à se fermer, donne prise au courant qui là ferme