entièrement. Lorsqu’ensuite la vitesse du courant a été anéan-tie, le poids H aidé par le mouvement rétrograde de la massed’eau contenue dans le coursier, ouvre la soupape. On conçoitaisément que, par cette disposition à la fois simple et ingénieuse,on a la faculté d’accélérer ou de retarder les pulsations du belier,qui seront d’autant plus rapides que la palette sera plus rappro-chée de la soupape. (Dans le Traité de la composition desMachines , nous avons représenté diverses soupapes imaginéespar Bolton y elles ont le défaut d’être trop compliquées, voilàpourquoi nous nous abstiendrons d’en donner une descriptiondétaillée ; d’ailleurs on pourra facilement en comprendre le jeuen jetant un coup d’oeil sur les tig. 7, 14 , i5 , iG, 17 et u?. dela PI. XXXIII du susdit Traité. )
Béliers à tuyaux moLilcs.
Machines de Demours, I'I. XV, fig. 5.
3 la. Cette machine, qui fut approuvée par l’académie dessciences , est peut-être la plus ancienne de ces sortes d'inven-tions. Un tube incliné a h est fixé aux extrémités des bras hori-zontaux c et d implantés dans l’arbre vertical/, qui sert d’axe;l’extrémité inférieure h du tube plonge dans l’eau d/un bassin.Quand on fait tourner cette machine avec une vitesse suffisante,à l’aide d’une manivelle e ou de tout autre moyen , l’eau sortpar l’orifice supérieur ; cet effet est du à la force centrifuge detoutes les molécules d’eau qui remplissent le tube.
3 1 3 .Cette invention a été reprodui le à di fférentes époques, avecquelques modifications. Ainsi M. Ducrest en a fait sa pompe tour-nante (voyez Essai sur les machines hydrauliques)-, M. Viallon ,son double serpenteau (voy. Journal de physique , cahier d’avril1798); Bolton , son belier tournant, à tuyau vertical ; M. TVest ,sa spirale tournante. Nous nous bornerons à décrire ces deuxderniers.