PUITS ET CITERNES , MACIl. QUI Y SONT ADAPTÉES. 1x7
Les citernes sont d’une très-grande utilité dans les pays mari-times tels que la Hollande et Venise . Elles pourraient être égale-ment utiles dans une foule d’endroits où l'on est réduit à boire,pendant l’été, l’eau des mares trouble et souvent croupie ; ou bienencore dans les lieux élevés dont les habitans sont obligés d’allerau loin et à grands frais chercher l’eau qui leur est nécessaire.
333. Souvent aussi la construction d’une citerne, quoiquecoûteuse, exige moins de frais que celles des puits très-profonds.
334. L'expérience a prouvé que l’eau des citernes est excel-lente pour la boisson et pour les autres usages domestiques.
335. On trouve dans un mémoire de De la litre ( Mé-moires de VAcadémie des sciences, i^o3) le calcul suivant,qui prouve que , dans la plupart des lieux habités , on peut, encreusant des citernes, se procurer avec abondance l’eau néces-saire pour l’usage des personnes qui y séjournent.
336. Il tombe par an, dit De la IJire, sur la surface de la terre,de 18 à 22 pouces de hauteur d’eau. Les exceptions de cette loigénérale sont fort rares.
337. loute maison, qui a 4o toises de superficie, couvertede toits, peut ramasser chaque année 2160 pieds cubes d’eau,en prenant seulement 18 pouces pour la hauteur de ce qu’il entombe, qui est la moindre que l’on observe communément.Ces 2160 pieds cubes valent 75600 pintes d’eau, à raison de35 pintes par pifed. Si l’on divise donc ce nombre par les 365jours de l’année, on trouvera 200 pintes par jour. On voit parla que quand il y aurait, dans une maison comme celle qu’onsxqipose , vingt-cinq personnes, elles auraient chacune 8 pintesdeau à consommer par jour.
338. Il n’existe point de métairie seulement de deux pairesde bœufs de labourage, dont les loils des bdtimens n’excèdentde beaucoup 4° toises de superficie; il est encore évident