n6 PUITS ET CITERNES , MACII. QUI Y SONT ADAPTÉES,seraient au - dessous (le l’eau, parce qu’il pourrait arriver que,trouvant une issue plus aisée à parcourir que le chemin du ca-nal , elle cessât de monter sur-le-cliamp , ou au bout de quelquetemps,
329 . On fait de ces sortes de puits en Flandre, en Allemagne et en Italie. Cassini rapporte, dans les Mémoires de l'Académieroyale des sciences , qu'en plusieurs endroits du territoire deModène , on en voit de semblables, mais qui se font différem-ment. On creuse jusqu’à l’eau, après quoi l’on construit un doublerevêtement dont on remplit l’entre-deux de glaise bien pétrie ;après quoi on continue de creuser plus avant, et de revêtircomme en premier lieu, jusqu’à ce qu’on trouve des sourcesqui viennent avec abondance: alors on perce le fond avec unetarière, et, le trou étant achevé, l’eau monte, et remplit non-seu-lement le puits, mais encore se répand sur tonte la campagne ,qu’elle arrose continuellement.
330. Cassini lit faire, au fort Urbain, une fontaine, dontl’eau s’élevait naturellement à i5 pieds de hauteur au-dessus durez de chaussée, d’où elle retombait dans un bassin de marbre,destiné pour l’usage du public; et, l’ayant soutenue par destuyaux, elle s’élevait jusqu’au sommet des maisons.
33 1 . Dans la'liasse-Au tri che, qui est environnée des mon-tagnes de Styrie , les habitans se donnent de l’eau à peu près dela même manière; ils creusent d’abord jusqu’à ce qu’ils trouventla glaise ; alors ils prennent une grande pierre épaisse de sixpouces , forée dans le milieu, et percent le lit de glaise au tra-vers de ce trou, jusqu’à ce que l’eau monte avec impétuosité etremplisse le puits.
Citernes.
332. On donne le nom de citerne à un réservoir souterraindestiné à conserver et à recevoir les eaux de la pluie.