*30 PUITS ET CITERNES , MACH. QUI Y SONT ADAPTÉES.
I exception des époques de grande sécheresse, ou l’on est obligéde faire venir de l’eau de la Brenta, rivière du Padouan,
345. Ces citernes sont construites de la manière suivante:Deux murs cylindriques et parallèles les environnent;, ils sonten briques et fondés à dix ou douze pieds de profondeur sous lesol; le mur intérieur laisse une ouverture de quatre pieds dediamètre; l’ouverture du mur extérieur a environ dix ou douzepieds de diamètre. Ce dernier mur est enveloppé de terre glaisequi forme uue espèce de batardeau impénétrable à l’eau salée,dont le terrain est imbibé; le fond de la citerne compris entreles deux murs, et celui qui correspond à l’ouverture du murintérieur, sont également couverts de glaise et d’un pavé enbrique. Une petite voûte annulaire couvre l’espace entre lesdeux murs ; celle voûte est percée de trois ou quatre ouver-tures, chacune desquelles est couverte d’une pierre forée.
346. Le mur intérieur est surmonté d’un parapet ou entou-rage cylindrique qui s’élève au-dessus du sol et qui est formédans un bloc de pierre d’istrie. Ordinairement cet entourageest euriçhi de moulures et d’ornemens sculptés.
347 . On admire dans la cour du palais ducal deux entouragesde puits eu bronze, décorés de bas-reliefs et d’arabesques d’ungoût exquis et parfaitement modelés par Jiiccio, célèbre artistede Padoue .
348. L’eau de pluie qui tombe sur les toits des maisons, surla surface des rues, des cours, des places publiques, est di-rigée par des pentes ariistement combinées vers les trous desciternes. Le beau pavé de celte ville, entièrement composé dedalles régulières en pierres dures, lavorise singulièrement l’écou-lement de l’eau. On doit se rappeler qu’aucune espèce de roulagen’a lieu dans les rues de Venise , que les chevaux 11 e peuvent par-courir: conséquemment, le pavé de ces rues est aussi propre