CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX. i4*portera à l’extrémité d’une tige verticale un obturateur d destinéà fermer l’orifice. Lorsque l’eau sera suffisamment élevée dansle tube, elle poussera le Ilot leur de bas en haut et l’orilice res-tera fermé : mais, lorsqu’un ceiiain volume d’air viendra occu-per la partie supérieure de ce tube, sa force élastique se mettraen équilibre avec la pression de l’eau dans la conduite, jusqu’àce que ce volume d'air, augmeniant de plus en plus, fasse des-cendre l’eau du tube, et avec elle le flotteur qu’elle soutient;alors l’obturateur se dégage de l’orifice, et l'air comprimé s’é-chappe jusqu’à ce que l’eau, remontant dans l’espace qu’il occu-pait, remette de nouveau l’obturateur eu place et ferme laconduite. Le flotteur est un globe creux de laiton. Celte ven-touse à flotteur est due à M. de Bétancourt.
412 . L’un des services les plus importans que rendront leseaux du canal de l’Ourcq, est le lavage des rues et des égouts. Lelavage des rues se fera au moyen de bouches d’eau placées surles points les plus élevés de chaque rue. Les tuyaux d’embran-chement, destinés à alimenter les bouches de lavage, seront po-sés dans de petites t'igoles de maçonnerie établies sous le pavédes rues et recouvertes d’un madrier.
4 [3. Ces eaux ne serviront pas seulement à nettoyer le pavéet les ruisseaux : elles pourront être employées à laver la façadedes maisons et des magasins ; elles s’écouleront dans les égoutset contribueront à leur nettoiement par le courant qu’elles y'en-tretiendront.
4i4- 11 ne sera pas necessaire de laisser couler constammentles eaux du lavage sur le pavé des rues. Outre l’inconvénientd’appauvrir par là quelques-uns des services auxquels cesmêmes eaux doivent subvenir, on éprouverait encore celui,non moins grave, d’entretenir la plupart de~ ces rues dansun état d’humidité continuel. Ce lavage s’effectuera à certaines