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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX.ville les plus élevés au-dessus du niveau des eaux de la rivière.Tel est à Paris l’emploi de la machine hydraulique du pontNotre-Dame, et des machines à vapeur deChaillot et du Gros-Caillou.

2 °. On établit quelquefois le long des quais qui bordent unecivière, des machines hydrauliques de médiocre grandeur, dontle but est d'élever une certaine quantité d’eau dans un réservoird’où elle puisse couler immédiatement dans les tonneaux desporteurs d’eau , par un tuyau de cuir disposé à cet effet. CeSmachines facilitent et abrègent singulièrement le remplissagede ces tonneaux, et préviennent les accidens funestes quipourraient survenir, s’il devait s’effectuer, à bras d’homme,en puisant l’eau dans la rivière même. On voit à Paris de sem-blables machines qui sont mues par des chevaux, elles sontsituées sur le quai de l’École, sur le quai des Ormes, etc.

3 °. Il existe des lieux habités, placés sur un plateau élevé dé-pourvu d’eau ; mais des sources ou des courans coulent àun certain éloignement et à un niveau bien inférieur à celui dulieu habité ; il s’agit alors d’y élever la totalité ou une partie decette eau.

422. Pour le premier objet on n’emploie que deux sortes demachines : les unes sont mues par le courant même de la rivière,les autres par des machines à vapeur.

Machines mues par le courant de la rivière.

4 s 3 . Ces machines sont toujours composées de plusieurscorps de pompes ordinairement foulantes et plus rarement aspi-rantes-foulantes. Nous avons déjà décrit (74 et suiv.) ladisposi-sition ingénieuse des pompes à trois branches et à bâche de lamachine du pont Notre-Dame , et nous avons indiqué les avan-tages qu offre celte disposition.

Des Mach. hydrauliques .

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