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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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ï5a CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX.

Machine de De Parcieux , Ph XXI, fig. i.

43g. Les manivelles coudées dont on se sert dans la plupartdes machines hydrauliques, sont coûteuses , d’une difficileexécution, et en outre, elles ont l’inconvénient Lien graved’éloigner plus ou moins de la verticalité les tiges sur lesquelleselles agissent. On a proposé en divers temps des mécanismesqui puissent les remplacer avantageusement. Parmi ces méca-nismes on distingue celui mis en usage dans cette machine,remarquable par sa simplicité. Elle est à roue pendante, c’est-à-dire, qui peut s’élever et s’abaisser comme celle du pontNotre-Dame que nous avons décrite. A chaque extrémité del’arbre de cette roue il y a deux lanternes b b , dont les fuseauxsont placés alternativement, c’est-à-dire, qu’un fuseau d’unelanterne répond au milieu de l’intervalle de deux fuseaux del’autre lanterne.

440. Les deux lanternes de chaque bout de l’arbre, abaissentalternativement deux leviers a a , chacun le sien. Chaque levierest lié par un tirant c à l’extrémité d’un balancier ou bascule d;enfin c’est aux autres extrémités de ces balanciers que sont at-tachées les verges tirantes des pistons.

441. Jusqu’ici ce s pistons ne reçoivent de la machine qu’unmouvement vertical de bas en haut, pour faire monter l’eau,et rien ne les détermine à descendre, si ce n’est leur pesanteuret celle de leurs tirans ; mais si toutes les pièces étaient en équi-libre, la pesanteur n’aurait plus lieu pour obliger le piston àdescendre.

44*2. Comme le mouvement des balanciers est alternatif,c’est-à-dire, qu’il y a toujours d’un côté de la machine un ba-lancier qui tire le piston, pendant qu’un balancier de l’autrecôté doit laisser descendre son'piston, De Parcieux a combiné