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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX. i55cherche à augmenter son énergie, en rétrécissant le lit de la ri-vière, et en dirigeant, par des digues et des barrages, l’eaucontre la roue de la machine : or tout cela nuit à la navigation etencombre la rivière.

449- La foi'ce du courant est sujette à de grandes variations,dont le résultat est de rendre inconstant et incertain le produitde la machine j et ce produit sera toujours nécessairement très-limité quelles qu’en soient les dimensions.

450. Une machine, mue parla vapeur, peut être établie dansun lieu où elle ne. sera nuisible en aucune manière ; composéede matériaux les plus durables, elle sera placée dans un édi-fice qui peut avoir toute la solidité que l’on peut désirer. Aussielle n’exigera que des réparations rares et peu importantes encomparaison de celles qui sont indispensables dans les machinesmues par le courant.

45 1. Le produit de la machine n’est point sujet à varier,elle travail n’est jamais interrompu, si l’on a la précaution deplacer dans le même édifice deux machines, dont l’une agissetandis qu’on répare l’autre. On peut d’ailleurs en obtenir un pro-duit bien supérieur à celui que fournirait une machine de laplus grande dimension mue par le courant.

452. La ville de Paris possède deux édifices où sont placéesdes machines qui élèvent l’eau de la Seine par faction de lavapeur. Le premier est situé à Chaillot, le second au Gros-Caillou. Un troisième édifice a été érigé au-delà du jardin duRoi, mais il n’a point été mis en activité. Toutes ces machinesdeviendront superflues lorsque le canal de l’Qurcq sera entière-ment achevé.

Machine de Gliaillot.

453. Cette machine fut construite par M. Perrier; elle est àsimple effet, cest-à-dire, la vapeur n’agit que sur la surface su-