i54 CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX.
447 . Le mouvement est imprimé à la machine par une roue àaubes sur l’arbre de laquelle est fixée une roue dentée; la rouedentée engrène dans une lanterne dont l’axe porte les roues quiopèrent l’élévation et l’abaissement des pistons ; ces roues, aunombre de quatre, forment deux à deux le système de va-et-vient dont nous venons de parler, et poussent alternativementles quatre pistons qui forcent l’eau à s’élever dans un réservoirqui n’a rien de particulier; enfin l’eau redescend de ce réservoirpar des tuyaux qui la conduisent à sa destination.
Fig. i (PI. XXII) a, roue à aubes qui donne le mouvement à toutela machine. — b , roue dentée fixée sur l’axe de la roue à aubes.
— cccc, roues qui entrent dans la composition du va-et-vient.
— dddd, crémaillères fixées à la tige des pistons et qui en-grènent avec les roues précédentes.— e lanterne qui engrène
avec la roue dentée b. — ffff, corps de pompe- i, i, tuyaux
d’ascension en arrachement ; au sommet de l’angle, les tuyaux a» mse réunissent en un seul qui monte verticalement au réservoir d’oùparlent trois tuyaux de descension qui conduisent l’eau à sadestination.
Machines hydrauliques mues par la vapeur.
443. Au premier aperçu, l’on serait tenté d’affirmer, que lemeilleur moyen d’élever l’eau d’une rivière est d’employer unemachine où le courant de la rivière même exerce son actionmotrice. Car, dira-t-ôn, le courant agit gratuitement, tandisque la vapeur exige une quantité notable de combustible. Cetavantage est sans doute important ; mais, en réfléchissant mûre-ment, l’on s’aperçoit qu’il est compensé et même surpassé pardes inconvéniens graves.
Une machine mue par le courant doit être placée dans l’en-droit où ce couvant a le plus de vigueur, et ordinairement on