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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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DES POMPES A INCENDIE. 1^9

465. Les norias, les chapelets, les roues à tympan et à escar-gots , machines très-utiles dans les cas où l’eau ne doit êtretransportée qu’à une petite élévation, cessent de l’être lorsquecette élévation est grande. Nous ne nous occuperons point descombinaisons de norias, chapelets ou tympans superposés endivers étages pour élever l’eau par plusieurs reprises. Ces com-binaisons compliquées et embarrassantes n’ont jamais été em-ployées avec succès, de même que les combinaisons de bascules.

CHAPITRE III.

Des Pompes h incendie.

466. Les pompes destinées à éteindre les incendies, doiventavoir des qualités particulières, qui les distinguent des autresmachines hydrauliques. Ces qualités sont :

1°. De ire légères, peu volumineuses, et disposées de manièreà pouvoir être transportées d’un lieu à un autre avec la plusgrande célérité ;

2 0 . D’admettre l’action simultanée du plus grand nombred’hommes possible, lesquels puissent opérer avec vigueur, maissans secousses préjudiciables .à la machine; qu’il n’y ait, pen-dant que la machine agit, ni embarras, ni confusion; queles hommes puissent développer toute leur force dans une po-sition également avantageuse, et qu’aucune partie de cette forcene soit perdue ou absorbée sans utilité;

3°. De lancer avec continuité la plus grande masse d’eau à laplus grande distance possible;

4°. 13e donner la faculté de diriger le jet d’eau dans tous lessens ; de concentrer, ou d’éparpiller ce jet à volonté ;