158 CONDUITE ET DISTRIBUTION DES EAUX,partie les irrégularités de mouvement inévitables dans les ma-chines où l’on emploie les pompes.
l\Gx. Les roues à aubes sont bien moins avantageuses quecelles à pots, puisque la théorie et l’expérience se réunissent pourprouver qu’à égalité de circonstances, le produit des premièresn’est environ que la moitié de celui des secondes. 11 faut doncemployer ces dernières toutes les fois qu’on le peut. 1 VÏ. Bucha-nan, célèbre ingénieur anglais , a rendu un grand service auxarts en imaginant un moyen facile d’employer les roues à potsavec une chute fort basse, et d’en obtenir un effet presqu’égalà celui que produirait l’eau en tombant au point le plus haut dela roue. Cette belle et utile invention est décrite dans le Traité dela composition des Machines (parag. i 4 q)- On peut l’employeravec succès, lorsqu’on a une chute d’eau de quatre à dix pieds.
462. Si la chute a plus de dix pieds et moins de vingt, laroue à pots de ]\T. Nouaille de Crréat-DTéss mérite la prélé—rence. Elle est décrite dans le Traité de la composition desMachines ( parag. 1 5 1 ).
463 . La meilleure machine que l’on puisse employer, pourles hautes chutes qui surpassent vingt à trente pieds, est la ma-chine à colonne d’eau (269 et suiv.). Elle est depuis plusieurs an-nées employée avec beaucoup de succès dans les mines d’Allema-gne , où, par le peu de volume quelle occupe et par le produittrès-avantageux quelle donne , elle a été reconnue préférable àtous les autres moyens connus.
464. La machine imaginée par l’ingénieux M. de Trowille',pourrait peut-être rendre d’utiles services dans plusieurs cas; nousdisons peut-être, car on doit regretter que des essais en grandn’aient pas encore été pratiqués pour constater si réellementcette invention si remarquable remplit les espérances quelle a faitnaître dès son origine.