DES POMPES A INCENDIE. I&>
2 *. Dans les secondes, l’eau, dans son mouvement depuis leréservoir jusqu’au jet, éprouve plusieurs changemens de direc-tion , dont quelques-uns à angles droits ; il en résulte un frot-tement et une réaction considérables qui ajoutent au travail desouvriers ; d’ailleurs la genouillère destinée à procurer au jet lafaculté d’étre dirigé de tous les cotés indifféremment, est unappareil compliqué, susceptible d’être dérangé, très-lourd , etdont le poids, placé à l’extrémité d’un assez long tuyau ascen-dant, fatigue cette partie de la machine. Tous ces inconvénienssont évités dans les pompes anglaises; l’eau comprimée dans leréservoir monte par le tuyau qui y est simplement plongé, etelle n éprouvé , dans toute sa route ascendante, d’autre chan-gement de direction, que celui qui résulte de l’inclinaison dujet. La genouillère destinée à permettre cette inclinaison n’estautre chose qu’un simple boyau de cuir dont l’extrémité estun tuyau de cuivre battu, très-léger et très-maniable.
Pompe à incendie de firamah.
485. Bramait, un des mécaniciens les plus distingués del’Angleterre, construit d’excellentes pompes à incendie, quisont d’un très-grand effet. Le conservatoire des arts et métiers en possède une remarquable par sou exécution soignée et élé-gante. Cette pompe, préférable sous tous les rapports à cellesdont le corps des pompiers de Paris fait usage, a été prise àbord d’un vaisseau de ligne anglais . Celle que nous allons dé-crire , quoique construite sur les mêmes principes, est plussimple et d’une construction moins coûteuse. Les figures 1 et 2(PI. XXIII) la représentent.
486. lout le mécanisme est renfermé dans un tonneau oucylindre de bois A, surmonté d’une caisse B. Cette enveloppe