DESSECHEMENT DES MARAIS. ï?3
conque. Dans ce cas l’usage des siphons épargne souvent desdépenses considérables d’excavation.
Siphons, W- XIII, %. i,
509. M. Lebrun employa le siphon que nous allons décrire poureffectuer les épuisemens exigés pour réparer une digue construitesur la Moselle , [ci) Le siphon transvasait l’eau au-delà de ladigue. La différence de niveau en dedans et en dehors était d’en-viron un mètre ; la longue branche du siphon établi sur la lar-geur de la digue avait 3o mètres de longueur sur un diamètrede 8 centimètres: les deux extrémités du siphon étaient ferméespar des tampons en bois; on remplissait d’eau le siphon par l’en-tonnoir i , l’air de ce siphon sortait par le robinet m . Lorsqu’ilétait plein d’eau, on fermait ce robinet ; on vissait un couverclesur l’entonnoir, et on tenait le robinet k ouvert. La vitesse del’eau dans le siphon n’étant pas très-grande, l’air entraîné parcette eau s’accumulait dans le point le plus élevé du siphon, étse logeait dans l’entonnoir i; pour enlever cet air, on fermaitle robinet A, et on ôtait le couvercle de l’entonnoir, que l’onremettait après avoir rempli d’eau cet entonnoir ; alors on ou-vrait le robinet A. On avait placé sur le couvercle un tube enverre qui permettait de voir une aiguille supportée par un flot-teur, et qui indiquait le moment où il fallait évacuer l’air et rem-plir l’entonnoir d’eau.
510. Les grands siphons employés dans les épuisemens peu-vent ctre construits en maçonnerie ; on en a un exemple dansles travaux exécutés au canal de Languedoc , près de Capcslanget de "Venienac, dans les années 1776 et 1778.
5i i - Les siphons-ne peuvent servir que daus les cas où le ni-
(«) Hachette , Traita des machines , pag. ■?.-.