174 DESSÈCHEMENT DES MARAIS.
▼eau de l’eau à épuiser se trouve plus élevé que celui où l’on veutque cette eau aille s’écouler ; dans les autres cas, il faut indispen-sablement recourir aux machines. Nous distinguerons trois sortesde machines employées à cet effet ; i°. Les machines mues pardes chevaux ; 2 . les machines mues par le vent, telles que lespolders des Hollandais; et enlin celles mues par la vapeur, dontnous citerons un exemple en décrivant les travaux effectués pourle dessèchement de letangde Citis.
Maclunes mues par les hommes ou par les animaux.
5 12. Lorsque, pour effectuer un dessèchement, il s’agit d’é-lever une quantité d’eau peu considérable à la hauteur de troisa quatre pieds, le mode d’épuisement le plus simple, le pluséconomique et en môme temps le plus expéditif est le ba~tpietage .
Baquetagc.
5 1 3 . On appelle baquetagc tout épuisement effectué par deshommes à l’aide de seaux , de vans, de pelles creuses qu’ils met-tent en action sans aucun intermédiaire ni appui. (Voyez lechap. i or . du I er . livre de ce Traité.)
£> 1 4 - Pour peu que ce travail doive être prolongé avec acti-vité, le haquetage devient aussi fatigant que productif ; on a donccherché à alléger le travail des hommes, en soutenant sur desaxes tournans les seaux qu’on devait mettre en action, et l’on ainventé les bascules simples.
Bascules.
5 i 5 . Les figures 2 et 9 (PI. I), et les figuresô et 7 (PI. II),indiquent quatre sortes de bascules très-simples dont on peutfaire un bon usage en diverses circonstances.