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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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DESSÈCHEMENT DES MARAIS. 1B1

acte obligé, par cette raison, de la voûter dans toute sa lon-gueur. On a établi dans le puits des pompes; tout auprès est lamachine à vapeur, qui par l’addition d’un volant, d’une bielle,et d’une manivelle coudée, donne le mouvement alternatif'auxpompes. A coté de ces pompes et dans le puits, sont des tuyauxverticaux ayant une communication avec les pompes, et seréunissant par un coude à l’oriüce du puits ; a cette réunion estadapté un cylindre creux en fonte de 4 2 ° pieds de long dirigévers la montagne. Cette montagne étant moins élevée quecelles qui viennent ensuite , on a été obligé d’élever ce tuyausur des piliers en maçonnerie pour établir un niveau communentre elles. Un tuyau en bois, soutenu par des chèvres , ou piè-ces de bois obliques, réunit la première montagne avec cellequi suit; il a 840 pieds de long. A la suite commence un canalde 234 o pieds, il est tracé dans le roc à la profondeur moyennede 9 pieds. Pour réunir la crête de toutes ces montagnes, ona été obligé do jeter plusieurs ponis-aquéducs , sur lesquels lecanal passe. On aurait pu donner moins de profondeur au canal,en élevant davantage le tuyau de fonte oblique, et par suite, letuyau horizontal en bois; mais ces objets auraient perdu de leur soli-dité , et auraient été trop en prise au vent en les élevant davantage.Si au contraire on avait appuyé le tuyau oblique immédiatementsur la montagne pour supprimer le tuyau horizontal, il auraitfallu donner au canal une profondeur extraordinaire , outracer une galerie dans le roc, qui aurait été excessivementcoûteuse.

537. Ainsi, le système adopté par M. de Jessé,aéiê de mettreen jeu les pompes au moyen de lamachine à vapeur; ces pompesaspirent l’eau du puits et la foulent dans les tuyaux verticaux ,d’ou elle passe dans le tuyau oblique où elle s’élève graduellementjusqu’au sommet de la première montagne ; de là elle coule dans