flancs des montagnes les eaux pluviales qui seules alimentaientl'étang. Cet essai ayant eu un succès complet, cet établissementprit de l’accroissement, et devenait d’une très-grande impor-tance quand il fut submergé, après un hiver mémorable, parLs pluies excessives qui ne cessèrent de tomber pendant troismois consécutifs. Les eaux pluviales, plus abondantes que decoutume, n’ayant pu couler facilement dans le fossé, ont, ren-versé, par leur poids, les faibles digues qui les soutenaient surle penchant des montagnes, et sont descendues dans l’étang.
534* Cet événement parut sans remède, et on allait aban-donner la saline, quand M. Auguste de Jessé se proposa pourfaire le des: échement en y employant les machines à vapeur.Admis à donner une idée de ses moyens, il prouva la possibilitéde faire couler les eaux dans la mer par-dessus les montagnes,quoiqu’elles fussent élevées à 162 pieds au-dessus du fond del’étang de Cilis, et il offrit de faire l’entreprise à ses frais. Sespropositions furent acceptées.
535 . Il commença par corriger les fautes qui avaient étécommises dans la construction du lusse de ceinture ; il en a re-levé considérablement le niveau, lui a par là donné une penteplus rapide vers son issue. Ce fossé a été soutenu, dans les par-ties escarpées, par des chaussées en maçonnerie. Pour éviier quela chute des eaux dans le fossé ne fut trop considérable, leurdirection verticale a été contrariée, et, suivant les localités, onleur a donné des pentes différen tes.
536. A quelque distance de l’étang, sur le penchant dela montagne, on a établi l es ateliers et la machine à vapeur;on y a creusé un puits dont la base est au dessous du niveaudu loiul de letang : à la suite de celle base commence une ga-lerie horizontale de 3oo pieds de long qui va aboutir dans l’é-tang. Cette galerie porte les eaux de l’étang dans le puits. On