l84 DES IRRIGATIONS.
547. Si le courant d’eau a une pente très-rapide, il est sou-vent plus avantageux d’opérer la prise d’eau à l’aide d’une x'oueà pots que par le moyen des barrages qui peuvent dans ce casoccasioncr des inondations et des ravages pendant les pluiesconsidérables et la fonte des neiges. La roue à pots mue par lecourant meute , élève la portion d’eau destinée aux irrigationset la dépose dans un réservoir placé à une hauteur telle quel’eau puisse s’écouler sur toute l’étendue du terrain à arroser.
5 48. Les barrages à effectuer doivent avoir assez de soliditépour résister au eboe et à la pression des plus grandes eaux su-périeures. Ces barrages forment une espèce de bassin ou ré-servoir qui doit être disposé de manière que les eaux qu’ilrecevra ne puissent submerger les terrains environnans; à ceteffet, il faut que le point le plus élevé du barrage soit de six ousept pouces plus bas que le niveau tles berges du courant d’eauqui alimente le réservoir.
549. On consolide le réservoir par un glacis ou contre-fortqui le contrebulle dans toute sa longueur. Ce glacis doit être fortincliné, et, s’il est possible, il doit être revêtu , ainsi que lepourtour supérieur du réservoir, de pierres plates, longues dequeue, posées debout et bien arasées conformément à l’incli-naison du glacis. Au défaut de pierres, on peut effectuer cerevêtement parmi bâtis de charpente, assemblé en forme degrillage à larges cases, dont les pièces extrêmes formeraient lecouronnement du réservoir.
Ganal de dérivation.
550. Ce canal est destiné à recevoir les eaux détournées oudérivées d’un cours d’eau par la construction d’un réservoir, ouélevées à l’aide d’une machine hydraulique, et à les conduire