l86 DES IRRIGATIONS.
554- Un chapeau ou pièce de bois de cinq à six pouces degrosseur esl posé eu travers du canal sur l’arasement supérieurdes piliers dans lesquels il est scellé, et qu’il couronne et lieensemble. Cette pièce est percée d’autant de mortaises à jourqu’il y a de pelles. C’est dans ces mortaises que l’on introduitles queues des pelles qui doivent toujours être assez longuespour en dépasser la face supérieure d’un ou de deux pieds,lorsque les pelles sont baissées. On les maintient aux différenteshauteurs nécessaires au jeu des eaux, à l’aide de chevilles defer, servant en même temps de clefs qui traversent à la fois lechapeau et la queuç des pelles.
555. La hauteur des piliers est subordonnée au jeu des pelles ;il faut que le chapeau des vannes soit suffisamment élevé pourque les pelles, étant entièrement levées, ne puissent pas tremperdans l’eau.
Ttigoles principales d’irrigation.
556. Elles reçoivent les eaux du canal de dérivation arrêtéeset exhaussées au-dessus de leur niveau naturel par chaquevanne d’irrigation sur les points les plus élevés du terrain quilui correspond. Ces rigoles ont pour objet de mettre le terrainà arroser toujours à l’abri de la surabondance des eaux du ca-nal, et pour se ménager la facilité de régler le volume des eauxd’irrigation suivant la saison et les autres circonstances.
557. Les rigoles principales sont ordinairement fermées à
leur s ppinf de, jonction avec le, canal de dérivation par des mottesde gazon, pendant tout le, temps que le terrain n’a pas besoind’être aijrosé; ou mieux encore par de petites vannes. Ellesdoivent diminuer de largeurà mesure quelles s’éloignent dçrleur origine. *