l88 DES IRRIGATIONS,
dans les vannes d’irrigation. On lève toutes les pelles pen-dant les inondations, ou lorsque l’on a besoin de mettre le canalà sec. Dans les eaux moyennes, ccs vannes servent aussi à main-tenir celles du canal au meme niveau : la hauteur des pelles estfixée de manière à remplir ce Lut; elle trop-plein de ce canal,s’épanchant par-dessus les pelles, tombe dans le fossé de déchargecreusé au-dessous pour le recevoir, d’où ce trop-plein s’écouledans le lit naturel du cours d’eau.
564- Les dimensions des vannes de décharge sont ordinaire-ment un peu plus fortes que celles des vannes d’irrigation : ellessont d’ailleurs construites les unes et les autres d’après le mêmesystème.
Irrigations par inGItration.
565. Les travaux de ce mode d’irrigation consistent:
i°. Dans un fossé ou canal de dérivation supérieur,- 2 0 . dansun fossé de décharge inférieur ; 3°. dans un nombre de petitsfossés principaux ou secondaires d’irrigation, multipliés autantqu’il est nécessaire pour l’arrosement complet du terrain.Chaque fossé principal a sa prise d’eau particulière sur le canalde dérivation. Il peut admettre ou refuser cette prise à l’aide d’unepetite vanne avec em pellement; elle sert ensuite à évacuer à volontédans le fossé de décharge, au moyen d’une autre petite vanneégalement avec empellement. Dans quelques endroits on remar-que que les canaux et rigoles sont couverts pour éviter la perled’eau produite par l’évaporation, et d’un autre côté pour mettreà profit le terrain souvent considérable que ces rigoles occupent.
Irrigation par des puits artésiens.
566. Nous ajouterons à ce que nous avons dit (liv. li,chap. I,§ 325 et suiv.) sur la formation des puits artésiens l’extrait d’une