210 ÉPUISEMENT D’UN BATARDEAU,
doivent avoir peu de poids, peu de volume; faciles à éta-blir, elles doivent être assez solides pour n’éprouver aucundommage par le choc, parles secousses quelles éprouvent du-rant leur transport.
640. La configuration, la grandeur et la disposition de lamachine doivent évidemment entrer en rapport avec le localquelle doit occuper. Ainsi une machine volumineuse seraitabsurde dans un lieu très-resserré.
641. L’eau que l’on doit épuiser, est souvent bourbeuse etchargée de saletés de toute espèce. Dans ces cas, toutesles machines sujettes à s’engorger, ou bien à se déranger parl’intromission de la boue ou du sable que l’eau charrie, doiventêtre rejetées.
642 . Les pompes en général ont le défaut que nous venonsde signaler; la boue, le sable s’insinuent entre le piston et lecorps de pompe, et se fixent dans les articulations des char-nières ; il en résulte que les frottemens augmentent progres-sivement, que les soupapes cessent d’agir, que l’action delàpuissance, absorbée par les résistances passives, ne tend qu’à ladestruction de la machine et devient enfin incapable de produireaucun effet utile.
643. Ce motif très-grave a fait rejettcr l’usage des pompesdans les épuisemens des batardeaux, et on leur a substitue'avec raison les chapelets verticaux et inclinés et les vis d’Ar-chimède .
644- Dans les cas où l’eau serait très-bourbeuse, les chapeletsverticaux ne peuvent être d’une grande utilité ; la vis d’Archimède est alors préférable, si la hauteur ou l’on veut faire parvenirl’eau, n’est que de huit à dix pieds.
Dans le cas où la hauteur serait plus grande, j’ai employéavec beaucoup de succès des sacs de cuir disposés à l’instar des