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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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212 ÉPUISEMENT D’UN BATARDEAU,

épuisemens des batardeaux, et, quoique moins productive quela roue à escargots, on lui donne souvent la préférence à causede la facilité de son placement et de son transport. La vis d’Ar-chimède n’exige que rarement des réparations peu importantes,et n’est pas sujette aux engrenages.

649- Nous avons énoncé précédemment que le baquetage exé-cuté, soit au moyen de seaux ou baquets lig. i (PI. 1 ) (3 et 4 ),soit au moyen des vans ( 9 ), est de toutes les méthodesdépuisement la plus économique, lorsque la hauteur où l’eaudoit parvenir, est petite. Dans tous les autres cas, il faut néces-sairement se servir de machines. Aucun ingénieur n’a peut-êtreeu occasion d’employer un plus grand nombre et une plusgrande variété de machines à épuiser que Perronet, et au-cun autre n’a mis plus de discernement et d’intelligence dansleur choix. C’est donc les machines employées par cet hommeillustre que nous décrirons, en y ajoutant les-résultats des nom-breuses observations qu’il a faites pendant leur travail; mais,avant d’en entreprendre, la descripliou, il ne sera pas inutilede jeter rapidement un coup d’œil sur la formation des voiesd’eau dans un batardeau, et sur les moyens de les prévenir oud’y porter remède.

650. Les voies d’eau sont de trois sortes : les unes se formenten traversant les parois du coffre ; les secondes en s’insinuantentre le terrain sur lequel est assis le batardeau, et la glaise quele coffre contient; les autres enlin doivent leur origine à dessources plus ou moins fortes qui jaillissent dans le terrain quele coffre environne. Les deux premières sortes de voies d’eaudépendent ordinairement de la mauvaise construction du ba-tardeau; les dernières sont inévitables et sont une conséquencede la nature du sol.

65 1 . Pour qu’une voie d’eau puisse traverser les parois du