216 ÉPUISEMENT D'UN BATARDEAU.
663. Les lanternes sont ordinairement composées de deuxplateaux circulaires et parallèles, réunis par un certain nombrede fuseaux , dont l’espacement est égal à la distance entre deuxpalettes consécutives.
664. Quelquefois les fuseaux, dans les lanternes, sont rem-placés par des palettes insérées dans l’axe de la lanterne etqui s’élèvent suivant la direction des rayons.
665. Les palettes de la chaîne sans lin peuvent êti’e réuniesentre elles de deux manières: i°. chacune d’elles est traverséepar deux tiges de fer, et les tiges de deux palettes contiguëssont réunies à charnière ; 2 0 . une queue en bois remplace lestiges de fer à charnière; une des extrémités de chaque queue esttaillée en 1 orme de tenon, l’autre a une fente correspondante,de sorte que le tenon de l’une entre dans la fente de l’autre etétant réunies par un boulon, il en résulte une sorte de char-nière, qui donne au chapelet la flexibilité requise.
666. Un chapelet peut être mu par des chevaux ou par deshommes,
667. Lorsque le chapelet doit être mu par des hommes, desmanivelles aux deux extrémités de l’axe de la lanterne supé-rieure n suffisent pour le mettre en action.
668. Le chapelet serait une excellente machine si elle n’avaitle défaut de se casser fréquemment à la jonction des chaînons.Ces accidens , qui se reproduisent trop souvent, sont unecause d’incertitude dans l’évaluation de la quantité de travailqu’on peut obtenir d’une semblable machine dans un tempsdonné ; ils entraînent des réparations coûteuses, ils nécessitentnon-seulement qu’on ait en réserve un grand nombre de piècesde rechange, mais encore des machines de réserve pour pouvoirles employer pendant que l’on répare celles qui ont éprouvéquelques dérangemens,