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[4] (1819) Des machines hydrauliques / par J.-A. Borgnis
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*48 SYSTÈME JJE POMPRS EN USAGE DANS LES MINES,de tirants, dont l’un s’élève tandis que l’autre s’abaisse; dans cecas, par leur équilibre réciproque, ils soulagent la puissance mo-trice de leur poids. Lorsque les pistons de toutes les pompesqui composent le système sont adaptés à un seul rang de tirants,alors, pour faire contre-poids, on adapte cet attirail à un balan-cier garni d’un secteur, et on le suspend au.moyen d’une très-forte chaîne qui se replie sur ce secteur; à l’autre extrémité dubalancier, on pose une caisse remplie de pierres ou de vieux fer,dont l’objet est de coutre-peser l’attirail, pour que la puissancen’ait à vaincre que la résistance de l’eau à élever et les frotte-*mens de la machine, et quelle ne soit point obligée de con-sommer une partie de sa force pour surmonter la pesanteur«le cet énorme fardeau, qui équivaut à quinze ou vingt millierslorsque les puits sont très-profonds.

762. Les tirants sont en chêne ou en sapin ; la premièreespèce de bois dure plus long-temps, l’autre a moins de poids.

Souvent les puits où l’on établit les systèmes de pompessont obliques et suivent la pente des veines métalliques; alorsles pompes et leurs tirants ont une inclinaison égale à celle despuits où elles se trouvent. Dans ces cas, il est nécessaire de sou-tenir les tirants par un assez grand nombre de traverses garniesde rouleaux pour diminuer les froltemens.

763. La tig. 5 (PI. XXVII ) représente un fort étrier de feradapté à la partie supérieure d’un tirant. C’est à celle partie,garnie de cinq boulons, que s’adapte la chaîne de suspension.

7G4. L’oflice d un tirant est de soutenir et de mettre en mou-vement les liges des pompes. Ces tiges, faites en bois de sapin,ont trois pouces d’équarrissage à leur sommet et deux poucesen bas. Leur longueur est communément de 24 pieds. Dansles liantes pompes, on en assemble plusieurs bouts } de la ma-nière indiquée pour les tirants.