574 MACH. MUES PAR L’EAU, EN USAGE DANS LES MINES,vapeur qui précédemment a élevé le piston par la pression exercéecontre ce corps mobile qui, ne trouvant plus d’opposition à sadescente, l’effectue en vertu des contre-poids qui le repoussentdans ce sens.
84o. Cette méthode essentiellement vicieuse oblige d’em-ployer, pour mettre en mouvement la machine, une force dou-ble de celle que la résistance exige ; puisque, pour élever lepiston, il faut mouvoir, outre la résistance, le contre-poidsqui doit agir sur celte même résistance lors de la descente dupiston.
84t. Après que l’on eut inventé la machine à vapeur à dou-ble effet, qui, exempte de l’inconvénient que nous venons designaler, avait produit une économie très-considérable dans laconsommation de la force motrice, on appliqua cette impor-tante amélioration aux machines à colonne d’eau.
842. Ces machines ainsi perfectionnées ont quatre soupapesau lieu de deux. Ces soupapes sont ouvertes et fermées par unrégulateur dépendant du jeu même de la machine. Ce régula-teur est construit à l’instar de ceux des machines à vapeur, quenous avons décrits dans le Traité de la composition des Ma-chines , livre V, Chap. II, § 85o et suivans , il est destiné à ou-vrir et à fermer diagonalement les soupapes ; s’il ouvre, parexemple, la soupape d’en haut qui admet l’eau destinée à com-primer le piston pour le faire descendre, en même temps ilouvre la soupape d’en bas pour donner issue à l’eau qui a fai tmonter le piston, et il ferme les deux autres soupapes. Lorsquele piston est arrivé à la lin de sa course en descendant, le régu-lateur ferme les soupapes qu’il avait d’abord ouvertes, ouvrecelles qu’il avait fermées, et le piston remonte, ainsi desuite.
Les machines où l’eau agit sur le piston du cylindre principal,