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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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34 LOUPS, MACHINES BATTANTES, ARÇONS.

Ces dents, qui sont immobiles, contribuent, avec les dents duvolant, à ouvrir les flocons de laine.

107. Lorsquon veut mettre ce loup en action, on dépose, surle grillage cylindrique x x, une certaine quantité de laine; onfait tourner le volant avec rapidité ; la laine saccroche dans lesdents y y; elle est saisie par les dents du volant, qui lentraî-nent, la secouent, et en séparent une assez grande quantité desaletés, qui sont jetées par le vent des ailes vers les parois de lacaisse, d elles tombent, en traversant le grillage xx, sur le fondmême de la caisse. De temps à autre , on ouvre un des volets ;et, en tournant le volant en sens contraire, la laine est jetéehors de la machine.

108. Cette machine a reçu, depuis quelques années, plusieursaméliorations remarqnables , qui consistent, i°. dans ladditiondune toile sans-fin, tendue entre deux rouleaux, sur laquelle ondépose la laine; et de deux cylindres cannelés, appelés cylindresnourrisseurs, dont loffice est de saisir la laine sur la toile, et de lalivrer à la machine régulièrement et en petite quantité ; 2 0 . Lapartie cylindrique concave du loup nest point absolument im-mobile ; elle est soutenue par des poids , qui lui permettent desécarter du cylindre tournant lorsque la machine éprouve unetrop grande résistance. 3°. On a ajouté à laxe de la manivelle unvolant régulateur. Par ces modifications, le loup est devenuplus compliqué, mais aussi il remplit son but avec plus de régu-larité et plus de perfection. MM. Faux et Georges de Verriersont obtenu, en 1802, un brevet dinvention pour divers loups fortbien combinés , propres à ouvrir et mélanger la laine. Nousallons faire connaître deux de ces machines, dont la descriptionest insérée dans le second volume du llecueil des Brevets din-vention.