34 LOUPS, MACHINES BATTANTES, ARÇONS.
Ces dents, qui sont immobiles, contribuent, avec les dents duvolant, à ouvrir les flocons de laine.
107. Lorsqu’on veut mettre ce loup en action, on dépose, surle grillage cylindrique x x, une certaine quantité de laine; onfait tourner le volant avec rapidité ; la laine s’accroche dans lesdents y y; là elle est saisie par les dents du volant, qui l’entraî-nent, la secouent, et en séparent une assez grande quantité desaletés, qui sont jetées par le vent des ailes vers les parois de lacaisse, d’où elles tombent, en traversant le grillage xx, sur le fondmême de la caisse. De temps à autre , on ouvre un des volets ;et, en tournant le volant en sens contraire, la laine est jetéehors de la machine.
108. Cette machine a reçu, depuis quelques années, plusieursaméliorations remarqnables , qui consistent, i°. dans l’additiond’une toile sans-fin, tendue entre deux rouleaux, sur laquelle ondépose la laine; et de deux cylindres cannelés, appelés cylindresnourrisseurs, dont l’office est de saisir la laine sur la toile, et de lalivrer à la machine régulièrement et en petite quantité ; 2 0 . Lapartie cylindrique concave du loup n’est point absolument im-mobile ; elle est soutenue par des poids , qui lui permettent des’écarter du cylindre tournant lorsque la machine éprouve unetrop grande résistance. 3°. On a ajouté à l’axe de la manivelle unvolant régulateur. Par ces modifications, le loup est devenuplus compliqué, mais aussi il remplit son but avec plus de régu-larité et plus de perfection. MM. Faux et Georges de Verriersont obtenu, en 1802, un brevet d’invention pour divers loups fortbien combinés , propres à ouvrir et mélanger la laine. Nousallons faire connaître deux de ces machines, dont la descriptionest insérée dans le second volume du llecueil des Brevets d’in-vention.