PRÉFAC
E.
Les modifications qui distinguent les étoffes entre elles sont
extrêmement nombreuses ; et elles ne cessent de se multiplier.
Leur nombre serait fort grand, quand même elles n’auraientd’autre but que de donner aux étoffer fi rqriiiliinVr ■ nr|ni , pc par
leur destination, c’est-à-dire, de proportionner aux usages aux-quels elles doivent servir,leurs degrés d’élégance ou de richesse,
de force ou de finesse, de souplesse ou de légèreté, d’élasticité ou
de douceur ; mais cela ne suffit point, il faut encore quelles se
prêtent aux caprices du luxe et à l’instabilité de la mode.
Cette multitude presque infinie de modifications n’est pro-
duite, cependant, que par la combinaison d’un petit nombre de
variétés élémentaires; combinaison à laquelle préside l’art dudessin, et dont la chimie et la mécanique dirigent l’exécution.
Les variétés élémentaires dont nous parlons dérivent, i°. du
choix des matières premières ; 2 °. des apprêts qu’elles subissentavant d’être filées ; 3°. de la filature ; l\°. des divers artifices dutissage; 5°. des apprêts ultérieurs.
Les matières susceptibles de former un tissu sont ou ani-males, telles que la laine, les duvets, les crins, la soie; ou vé-gétales comme le chanvre, le lin, le coton; ou, enfin, miné-
a