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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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44 LOUPS, MACHINES BATTANTES , ARÇONS.y de la penche, après être passée sous le bec cle corbin f. Deschevilles i i servent à la fixer et à la tendre.

i 4 i. Un morceau de hois £ , dune ligne ou environ dé-paisseur, est placé entre le panneau et le cuiret; on nomme cettepetite pièce chanterelle. Son but est de laisser un vide qui per-mette à la corde de résonner. Sur la perche est une courroie decuir, qui sert de poignée et qui entoure en dessus la maingauche de larçon ne ur.

Lorsquon veut se servir de larçon, on le suspend auplancher par une corde qui est attachée vers le milieu de la per-che. Les poils que lon doit arçonner sont placés sur une claiedosier soutenue au-dessous de larçon par deux tréteaux. Laclaie doit être assez serrée pour ne pas laisser passer les poils ,mais seulement la poussière et les menues ordures qui sen dé-tachent : à ses deux extrémités elle se relève et se recourbe versle haut, pour retenir les matières quon arçonne.

1 43 . Larçonneur passe la main gauche dans la poignée delarçon qui est suspendu horizontalement ; il tient le bras tendu ,et prend de la main droite un instrument ( fig. 6 ) appelé coche ,avec lequel il met en vibration la corde de larçon.

144. La coche est une espèce de fuseau tronqué et terminéà chaque bout par un bouton plat et arrondi.

1 45 . Larçonnage est une des opérations les plus importantesde lart de la chapellerie. Cette opération est précédée par quel-ques autres, qui sont : Xépluchage , le secrétage et le cardage.

146. L épluchage consiste à ôter les poils grossiers , lesnœuds, les ordures , ce qui se fait à la main,

147. Le secrétage est une opération réservée pour les poilsde lièvre, de lapin et de castor, qui ne pourraient, sans la subir,être employés seuls au feutrage : elle consiste a les frotter lors-quils sont encore adhérens à la peau, avec une brosse imprégnée