44 LOUPS, MACHINES BATTANTES , ARÇONS.y de la penche, après être passée sous le bec cle corbin f. Deschevilles i i servent à la fixer et à la tendre.
i 4 i. Un morceau de hois £ , d’une ligne ou environ d’é-paisseur, est placé entre le panneau et le cuiret; on nomme cettepetite pièce chanterelle. Son but est de laisser un vide qui per-mette à la corde de résonner. Sur la perche est une courroie decuir, qui sert de poignée et qui entoure en dessus la maingauche de l’arçon ne ur.
Lorsqu’on veut se servir de l’arçon, on le suspend auplancher par une corde qui est attachée vers le milieu de la per-che. Les poils que l’on doit arçonner sont placés sur une claied’osier soutenue au-dessous de l’arçon par deux tréteaux. Laclaie doit être assez serrée pour ne pas laisser passer les poils ,mais seulement la poussière et les menues ordures qui s’en dé-tachent : à ses deux extrémités elle se relève et se recourbe versle haut, pour retenir les matières qu’on arçonne.
1 43 . L’arçonneur passe la main gauche dans la poignée del’arçon qui est suspendu horizontalement ; il tient le bras tendu ,et prend de la main droite un instrument ( fig. 6 ) appelé coche ,avec lequel il met en vibration la corde de l’arçon.
144. La coche est une espèce de fuseau tronqué et terminéà chaque bout par un bouton plat et arrondi.
1 45 . L’arçonnage est une des opérations les plus importantesde l’art de la chapellerie. Cette opération est précédée par quel-ques autres, qui sont : Xépluchage , le secrétage et le cardage.
146. L’ épluchage consiste à ôter les poils grossiers , lesnœuds, les ordures , ce qui se fait à la main,
147. Le secrétage est une opération réservée pour les poilsde lièvre, de lapin et de castor, qui ne pourraient, sans la subir,être employés seuls au feutrage : elle consiste a les frotter lors-qu’ils sont encore adhérens à la peau, avec une brosse imprégnée