DES FILATURES. Ii 3
36q. Le mouvement du chariot de ce mull-jenny ne doitpoint être uniforme ; on remarque dans sa course deux périodesbien distinctes : durant la première la pince est ouverte, les cordonsfilamenteux se développent de dessus les broches-quenouilles ,et le chariot parcourt, avec un mouvement uniforme, un espacede 1 pied et demi à 2 pieds de long ; c’est durant la seconde pé-riode, dont la longueur est d’environ 4 pieds, que le mouvementdu chariot devient variable : cette variabilité a pour but de ren-dre la torsion du fil uniforme malgré l’allongement qu’acquiertprogressivement le fil. Dans les mull-jennys ordinaires, cettevariabilité n’est produite par aucun mécanisme particulier; elledépend uniquement de l’adresse et de l’habitude des fileurs quisavent accélérer et retarder à propos la vitesse de rotation qu’ilsimpriment à la manivelle de la mécanique.
370 . M .Lanz a inséré dans la seconde édition de Y Essai surla composition des machines , des observations intéressantesfaites par M. Barthélemi Sureda , pour déterminer le rapportdes vitesses dans la marche du chariot conduit par les meilleursouvriers. Le chariot de la mécanique sur laquelle M. Suredafit ses observations, après avoir parcouru la première partie desa course, devait parcourir, dans la seconde partie , 4 pieds4 lignes, ou 58o lignes. Voici les résultats qu’il a recueillis :
371 . Les 58o lignes furent parcourues pendant que la rouequi transmettait un mouvement uniforme aux fuseaux , fit dixtours, et les espaces parcourus à chaque révolution de cetteroue furent :
Pendant le i' r . tour. 112 lignes.
2 e . 88
3 '. 74
4'. 62
5 e . 53
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Des Machines propres à confectionner les étoffes. i 5