DES FILATURES. Il5
374. La pince dont la construction est analogue à celle indi-quée (3i2) est fixe, ou pour mieux dire une de ses barres estenchâssée dans le bâtis de la machine , et l’autre a la facultéde s’éloigner ou de se rapprocher de celle-ci pour ouvrir oufermer la pince , et conséquemment pour laisser librement pas-ser les fils lorsqu’ils doivent se développer de dessus les broches-bobines, et ensuite de les saisir pour que l'étirage puisse avoirlieu. Le mécanisme qui produit l’ouverture et la fermeture dela pince a été suffisamment décrit (312).
Mull-jennj à laminoir.
3j5. Les rubans de coton, à la sortie de la dernière méca-nique à carder, sont encore trop gros pour être soumis immé-diatement à l’action du mull-jenny en gros ; il faut donc qu’uneautre machine à simple étirage donne un premier allongementà ces rubans. La fig. 4, PI. XIII, représente cette machine vuelatéralement, et les fig. 1, 2 et 5 indiquent, sur une plus grandeéchelle, les détails des laminoirs qui lui sont adaptés. Un deces laminoirs, composé de deux paires de cylindres, est vu deface fig. 5 , et de profil fig. 2.
376. Le même bâtis porte six à huit laminoirs, ou même unplus grand nombre; ils sont unis simultanément à l’aide de cordessans fin tendues sur un tambour a (fig. 4), et sur les pouliesadaptées à chaque laminoir. La vitesse des deux paires de cy-lindres n’étant pas la même, un engrenage b b sert à la réglerconvenablement ; le rapport de la vitesse de la première à cellede la seconde est communément comme 1 est à 4- Ainsi, lesrubans de coton, en passant par cette machine, prennent une lon-gueur quatre fois plus grande et leur grosseur diminue d’autant.
377. En général, on se sert successivement de deux machinesd’étirage à peu près semblables; la différence qui les distingue