DES FILATURES. 1VJ
veulent par les leviers i, 6 ; ce mouvement, qui est rectiligne-liorizontal, produit la rotation d’un petit levier coudé, que l’onvoit distinctement en 3,3, fig. 6; il résulte de sa rotation quela brandie 4 du levier 4, 5, qui supporte la roue d’angle A,'doit,en suivant l’impulsion que cette rotation lui a communiquée,s’approcher ou bien s’éloigner de l’autre roue B. Le bras échan-cré 9 du levier 6 correspond à une virgule Z, et il est comprimépar le ressort io. L’objet de ce mécanisme est de retenir la dé-tente immobile dans l’intervalle de temps qui s’écoule tandis quele chariot parcourt l’espace qui sépai’e les deux leviers i et 6.
382. La forme, la disposition de la détente d’un muHqennypeuvent varier sans inconvénient, pourvu que ses mouvemenssoient doux, qu’elle obéisse promptement et sans difficulté àl’action du chariot, et qu’elle ait une solidité suffisante.
383. Les mull-jennys destinés à produire des fils dont lesnuméros sont élevés , doivent avoir un moindre nombre debroches que ceux destinés à filer les numéros plus fins. M. De-maurey cl’Incarville a observé qu’un ouvrier fait un quart plusd’ouvrage dans les numéros 18 et 20, à 1,000 aunes, sur unemécanique de quatre-vingt-seize broches, que sur une autre quien aurait deux cent seize, parce que : i°. dans la première lesbroches peuvent faire quatre-vingt-seize tours contre un de lamanivelle, tandis que dans celle plus grande elles n’en peuventfaire que quarante à quarante-huit; 2 0 . la rupture des fils estmoins multipliée lorsque les broches sont en moins grand nom-bre, et par conséquent il y a moins de temps de perdu. Maislorsqu’il s’agit de filer les numéros fins, ce qui ne peut se faireque lentement et par petites longueurs, les mécaniques de deuxcent seize broches sont préférables. Ainsi, le nombre des bro-ches doit augmenter en raison directe des numéros qu’on veutfiler.