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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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DES FILATURES. 1VJ

veulent par les leviers i, 6 ; ce mouvement, qui est rectiligne-liorizontal, produit la rotation dun petit levier coudé, que lonvoit distinctement en 3,3, fig. 6; il résulte de sa rotation quela brandie 4 du levier 4, 5, qui supporte la roue dangle A,'doit,en suivant limpulsion que cette rotation lui a communiquée,sapprocher ou bien séloigner de lautre roue B. Le bras échan-cré 9 du levier 6 correspond à une virgule Z, et il est comprimépar le ressort io. Lobjet de ce mécanisme est de retenir la dé-tente immobile dans lintervalle de temps qui sécoule tandis quele chariot parcourt lespace qui sépaie les deux leviers i et 6.

382. La forme, la disposition de la détente dun muHqennypeuvent varier sans inconvénient, pourvu que ses mouvemenssoient doux, quelle obéisse promptement et sans difficulté àlaction du chariot, et quelle ait une solidité suffisante.

383. Les mull-jennys destinés à produire des fils dont lesnuméros sont élevés , doivent avoir un moindre nombre debroches que ceux destinés à filer les numéros plus fins. M. De-maurey clIncarville a observé quun ouvrier fait un quart plusdouvrage dans les numéros 18 et 20, à 1,000 aunes, sur unemécanique de quatre-vingt-seize broches, que sur une autre quien aurait deux cent seize, parce que : i°. dans la première lesbroches peuvent faire quatre-vingt-seize tours contre un de lamanivelle, tandis que dans celle plus grande elles nen peuventfaire que quarante à quarante-huit; 2 0 . la rupture des fils estmoins multipliée lorsque les broches sont en moins grand nom-bre, et par conséquent il y a moins de temps de perdu. Maislorsquil sagit de filer les numéros fins, ce qui ne peut se faireque lentement et par petites longueurs, les mécaniques de deuxcent seize broches sont préférables. Ainsi, le nombre des bro-ches doit augmenter en raison directe des numéros quon veutfiler.