DES FILATURES. 119
suivantes : 1®. les dates jour par jour ; a°. le nom des fileurs •3°. le numéro de la mèche ou filature en gros ; 4°- l a qualité dulainage; 5°. le numéro du pignon de rechange; 6°. le numérodu coton en fin que donne le métier. Il pourra, de cette ma-nière , se faire une idée exacte du travail de chaque métier, et desrésultats qu’il peut en attendre.
389. Il est aussi très-essentiel que la grosseur régulière desmèches soit surveillée. On doit peser tous les jours celles que faitchaque métier en gros, même lorsqu’on n’en change pas lespignons, pour s’assurer dés variations de grosseur que peu-vent produire les changemens de température, la différence dequalité du coton dans les halles de même origine , et enfin pourreconnaître les négligences qui peuvent avoir lieu dans les opé-rations du cardage, du doublage et de l’élirage.
390. L’air atmosphérique influe nécessairement sur la qualitédu coton filé ; lorsque la température est humide, le fil est plusinégal. On diminue les influences de l’air humide en chauffantles ateliers. On a remarqué que, pour les numéros fins au-dessusde 80, il faut une températui’e élevée, au moins à 14 ou 1 5 de-grés du thermomètre de Réaiimur.
391. La sécheresse n’est point nuisible , et lés fileurs saventque c’est toujours par un temps sec et serein qu’on casse lemoins de fils, et qu’on file le plus beau coton.
Continues, PI. XIV, fîg. 1 et 2.
392. La mécanique nommée continue est garnie d’un systèmede laminoir semblable à celui d’un mull -jenny. Ce laminoir estégalement composé de trois paires de cylindres doués de vitessesdifférentes. La différence de vitesse entre la première et la troi-sième paire de cylindres est ordinairement plus grande dans üne-continue que dans un mull-jenny. Il existe des continues én fin