158 RETORDAGE.
mobiles, on a la faculté de tendre plus ou moins les courroies.Les guides se trouvent dans un cadre sinué tt,û g. 3.
5 12 . y aucuns on a observé que, quelle que soit la forme d’unmoulin à retordre , le frottement d’une courroie sur les brochesdes bobines ne peut jamais produire un retord égal • celte con-sidération a déterminé ce célèbre mécanicien à imaginer la chaînequi porte son nom, et dont nous avons déjà parlé dans le volumeintitulé: Composition des machines , pag. 257 . Cette chaîne,représentée PI. XIX, lig. 4, peut être considérée comme une cré-maillère sans fin qui, en engrenant avec un nombre quelconquede roues dentées, peut les mettre toutes en mouvement. Pourappliquer cette chaîne aux moulins à retordre, il suffit d’adapterà chaque tige de bobine un petit pignon dont l’espacement desdents est en rapport avec celui des chaînons de la chaîne sansfin qui remplit alors le même objet que la courroie, mais avecplus de régularité. On doit cependant observer ici, qu’à égalitéde circonstances, la transmission du mouvement produite parla chaîne de Vaucanson , comparée à celle que la courroie ef-fectue, doit être bien plus lente; et dans les deux cas, le rapportdes vitesses sera déterminé par celui qui existe entre le diamètredu pignon et le diamètre de la broche , pris à l’endroit où lacourroie agit. Cette lenteur est un inconvénient que l’on ne peutréparer que par des rouages plus nombreux et plus compliqués.
513. La chaîne de Vaucanson , considérée comme crémail-lère sans fin, ne peut produire son effet, si elle n’est construiteavec beaucoup de régularité; il faut indispensablement que tousles chaînons soient égaux. Lorsqu’elle fut inventée, son auteura dû naturellement rechercher les moyens d’obtenir cette par-faite régularité ; en effet, il inventa une belle machine qui,comme toutes ses autres productions, porte l’empreinte dugénie. Cette machine, qui se voit au Conservatoire des arts et