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5a4. Il est très-difficile, d’ailleurs, que les tiges des fuseauxse trouvent disposées sur des circonférences parfaitement exactes;il résulte de ce défaut de régularité, qui est très-fréquent, queles strafius glissent sur le ventre des fuseaux, avec des pressionsvariables. Si l’on suppose que, lors de la construction du mou-lin , toutes les traverses cintrées avaient des formes dune exac-titude parfaite, il est presque impossible que ces traverses nese tourmentent et ne se déjettent, ce qui ne peut arriver sans queles fuseaux ne perdent, tout à la fois, leur perpendicularité etleur équidistance du centre.
Ces défauts, et plusieurs autres, ont déterminé Vaucansonà changer la forme et la disposition du moulin à cage cylin-drique.
Moulin de Vaucanson.
025. Nous allons transcrire un fragment d’un mémoire de cemécanicien célèbre , dans lequel il décrit son ingénieuse inven-tion. Ce mémoire est inséré dans les mémoires de l’Académie royale des sciences , année ï^5i.
5a6. Les fuseaux sont placés sur deux lignes droites et pa-rallèles, qui peuvent avoir 10 , 20 ou 3o pieds de longueur, sui-vant la grandeur du lieu. On peut mettre plusieurs rangs defuseaux sur la hauteur du moulin, suivant que le bâtiment estplus ou moins élevé.
527 . Tous les fuseaux de chaque l’ang sont mis en mouvementpar une chaîne sans fin («), dont les maillons engrènent avec unpetit pignon que porte la tige de chaque fuseau, de façon que,dans le temps que le premier mobile qui conduit les chaînes a
(<2) Cetle chaîne est décrite dans le volume intitulé Composition des ma-chines , p. 257 , et elle est représentée PI. XV£ 11 , fig. 12 et 1 3 du même volume.