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Ourdissoir long , Pl. XXII, fig. 5,
580. Cet ourdissoir n’est autre chose qu’un châssis de bois dechêne, dont les deux montans a et b ont un certain nombre detrous a égale distance les uns des autres, dans lesquels on ûxedes chevilles en bois, travaillées proprement au tour, et dont lasaillie est de 6 pouces; chaque cheville doit être terminée par unrebord. Les croisemens a , a des lils de la portée ourdie sur cechâssis, se nomment enverjures.
58 1 . Voici comment on emploie cet insti’ument : l’ouvrièreplace un cannelier à bobines horizontales (5^6) en face de l’our-dissoir, et à environ 4 pieds de distance; elle fait passer les boutsde tous les fils dans les anneaux de verre adaptés dans la partiesupérieure du cannelier ; quand les bouts sont ainsi passés, l’our-disseuse les réunit et en forme un nœud, qu’elle tient de la maingauche; elle passe la droite dans la séparation des fils que formentles deux traverses à anneaux (cette séparation dérive de la posi-tion des anneaux de verre, disposés en deux rangées, dont l’uneest plus élevée que l’autre ), elle entraîne les fils réunis jusqu’àla première cheville du montant à gauche de l’ourdissoir; etreprenant de la main gauche la totalité des fils (qu’on nommebrasse') , elle les fait glisser sur cette cheville jusqu’à ce que samain soit parvenue à l’endroit convenable pour enverger.
582. L’opération d 'enverger ou encroiser exige de la dexté-rité ; elle s’effectue en plaçant, sur deux doigts delà main droite,tous les fils de la brasse, de manière que chaque couple de filsforme une croix en sautoir. Quand l’ourdisseuse a ainsi disposél’enverjure, elle la place sur les chevilles x x.
L’enverjure donne le moyen de pouvoir reconnaître la placedes fils qui se cassent.
583. L’ouvrière étend la brasse en marchant vers l’autre