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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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TISSAGE .

Ourdissoir long , Pl. XXII, fig. 5,

580. Cet ourdissoir nest autre chose quun châssis de bois dechêne, dont les deux montans a et b ont un certain nombre detrous a égale distance les uns des autres, dans lesquels on ûxedes chevilles en bois, travaillées proprement au tour, et dont lasaillie est de 6 pouces; chaque cheville doit être terminée par unrebord. Les croisemens a , a des lils de la portée ourdie sur cechâssis, se nomment enverjures.

58 1 . Voici comment on emploie cet instiument : louvrièreplace un cannelier à bobines horizontales (5^6) en face de lour-dissoir, et à environ 4 pieds de distance; elle fait passer les boutsde tous les fils dans les anneaux de verre adaptés dans la partiesupérieure du cannelier ; quand les bouts sont ainsi passés, lour-disseuse les réunit et en forme un nœud, quelle tient de la maingauche; elle passe la droite dans la séparation des fils que formentles deux traverses à anneaux (cette séparation dérive de la posi-tion des anneaux de verre, disposés en deux rangées, dont luneest plus élevée que lautre ), elle entraîne les fils réunis jusquàla première cheville du montant à gauche de lourdissoir; etreprenant de la main gauche la totalité des fils (quon nommebrasse') , elle les fait glisser sur cette cheville jusquà ce que samain soit parvenue à lendroit convenable pour enverger.

582. Lopération d 'enverger ou encroiser exige de la dexté-rité ; elle seffectue en plaçant, sur deux doigts delà main droite,tous les fils de la brasse, de manière que chaque couple de filsforme une croix en sautoir. Quand lourdisseuse a ainsi disposélenverjure, elle la place sur les chevilles x x.

Lenverjure donne le moyen de pouvoir reconnaître la placedes fils qui se cassent.

583. Louvrière étend la brasse en marchant vers lautre