tissage.
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laine retords, composés au moins de trois brins. La laine des-tinée à faire le velouté doit être fine, moelleuse, et susceptiblede se laisser bien pénétrer par la teinture.
735. L’ourdissage de la chaîne ne présente aucune particula-rité remarquable. Pour le montage on se sert d’un râteau ouvoutoir (fig. 4 )• Le voutoir, dont la longueur égale celle dumétier, est composé de deux tringles en bois de chêne, qui ontun équarrissage de 3 pouces sur 2 pouces et demi. La tringleinférieure est garnie de dents ou chevilles en fer également dis-tribuées à 4 ou 5 lignes de distance les unes des autres; ces che-villes entrent dans une rainure creusée dans la traverse supé-rieure. Les deux tringles se réunissent à tenons et mortaises.
Lorsqu’il s’agit de monter la chaîne sur le métier, on place lapartie inférieure du voutoir le long de l’ensouple d’en bas ; onmarque sur cette partie du voutoir l’étendue que doit occuperla pièce ; si on la veut de 26 pieds, on ajoute 3 pouces à chaquebout pour compenser le rétrécissement qui s’opère, durant lafabrication. On compte ensuite les dents du voutoir comprisesdans cet espace ; on divise le nombre des fils de chaîne par celuide ces dents, et l’on trouve ainsi la quantité de fils à placer entrechacun.
736 . Lorsque les fils de la chaîne sont passés dans le voutoir,on le ferme , on le soulève vers l’ensouple d’en haut, et il élève lachaîne avec lui. On jette, sur l’ensouple supérieure, le haut de lachaîne, que l’on fixe dans la rainure de cette ensouple à l’aide d’unebarre de bois, nommée verdillon; et on fait tourner l’ensoupled’en haut autant qu’il le faut pour y enrouler la portion de lachaîne qui excède celle comprise entre les deux ensouples.
737. Pour faciliter l’arrangement des lisses, les enverjures desfils de la chaîne sont séparées, dans le haut, par une corde ap-pelée corde de croisure , et par une barre appelée bâton d'en-