TISSAGE.
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que celui des fils élevés; et, dans les parties mates ou unies , lesélévations et les dépressions auront lieu en nombre égal, etles alternations seront continues.
745 . Il est facile de concevoir comment on peut tisser desétoffes, où les parties satinées présentent des fleurons, ou d’au-tres figures quelconques. On obtient cet effet, i°. en propor-tionnant le nombre des lames de lisses à la longueur du dessin,c’est-à-dire, à la longueur de la configuration qui doit être re-produite régulièrement sur toute le tendue de l’étoffe; 2 0 . enpassant, dans les anneaux des lisses montantes, et dans ceux desfisses descendantes, les fils de la chaîne, suivant l’ordre prescritpar le dessin.
746- A cet effet, le dessinateur calcule combien de fils dechaîne seront contenus sur la longueur de son dessin, et com-bien de duites sur sa hauteur. Il trace ensuite, sur le dessin, au-tant de lignes parallèles qu’il y a de fils de chaîne, et autant d’au-tres lignes perpendiculaires qu’il y a de duites ; alors le péri-mètre de la figure, tracé sur son dessin, lui indique, pourchaque duite, combien de fils de la chaîne doivent être passésdans les fisses, suivant la méthode du satinage, pour formerles parties à reflet brillant, et combien doivent être disposés,suivant la méthode de l’alternation continue, pour produire lesparties à reflet mat.
747. Nous venons d’indiquer comment, par le moyen desfisses mues par des pédales, on produit des étoffes, qui, quoi-que d’une seule couleur, sont cependant figurées par la diffé-rence des reflets brillans et mats, ainsi qu’on l’observe, parexemple, dans le linge de table damassé. Ce même mécanismeproduit encore d’autres effets, tels que la croisure ou bien le façon-nage de petits dessins, composés d’un nombre limité de couleursdiverses.