TISSAGE.
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7 5 G. Ou doit observer, en général, que plus une étoffe estfournie en chaîne, plus les leviers, qui font agir les lisses, doi-vent avoir de longueur pour vaincre la résistance du frottementdes lils et des lisses, et opérer leur division. Le nombre de cesleviers est déterminé par celui des lisses.
757. Le support 5 , qui soutient les bricqleaux, est nommé,par les uns, râteau ,* par les autres châtelet ; par d’autres en-fin , curette. Quelques métiers ont deux râteaux placés en facel’un de l’autre, et conséquemment deux systèmes de bricoteaux.
Article i i i.
Étoffes façonnées à la tire.
758 . \oici les différences principales qui distinguent les deuxmodes de fabrication des étoffes façonnées, désignées parlesdénominations à la marche et a la tire.
7 59. Dans le premier mode, les lisses montées sur des lisse-rons (753) sont mues par l’intermédiaire de pédales et de leviers;dans le second, les lisses n’ont point de lisserons, elles sont toutesséparées dans leur partie inférieure; et dans la partie supérieureelles traversent ( individuellement ) des trous forés dans uneplanche horizontale nommée planche dé arcades. Au-dessus decette planche, un certain nombre de lisses se réunissent en unseul point, et sont attachées à une corde (que l’on nomme cordede rame'); de manière que, si l’on tire cette corde, toutes leslisses qui lui sont attachées s’élèvent; si l’on lâche la même corde,des petits poids de plomb, attachés au bas de chaque lisse, lesfont descendre. La fig. 3 , PI. XXXI, représente cette disposi-tion; les lettres a, a , a, a , indiquent les lisses , dont chacuneest garnie d’une maille ou d’un anneau 2, 2, 2, 2, danslequel entre un fil de la chaîne ( comme on le voit plus distinc-