TISSAGE. a/|3
transversale 8 placée derrière le métier, et fixée dans ses mon-tans, d’où, enfin , il tombe dans un auget 3 g.
788. On remarque, dans ce métier , une lisse particu-lière i5, nommée lisse des crins, mue par des leviers i 5qui reçoivent leur mouvement des cames dont nous avonsparlé (778). Les crins servent à former les dents des lisières;ils sont attachés à de petites ficelles qui passent dans une traversehorizontale n placée devant et au bas des colonnes 12. Cesficelles portent des halles de plomb 14, servant de contre-poids.
Jeu de la machine.
789. L’ouvrier, ayant empoigné la barre 29, la pousse et latire. Cette barre agit sur la cheville excentrique de la poulie 28,et lui imprime un mouvement de rotation qui se transmet àl’engrenage. Cet engrenage produit la rotation de l’axe garnide cames, dont les unes ovales font mouvoir les pédales deslisses, et d’autres mettent en mouvement la crémaillère desnavettes (784)* Les cames, qui produisent ce dernier effet, sontangulaires, pour que le renvoi des navettes se fasse par des es-pèces de secousses et par des coups secs.
790. En indiquant les circulations diverses que décrit chaqueruban sur le métier, nous avons dit qu’il passe, en dernierlieu, dans une fente, où il est retenu. Ainsi, le poids de la poulieagissant continuellement, attire l’ouvrage à mesure qu’il se fa-brique. Quand ce poids est prêt à toucher à terre, on tire leruban jusqu’à ce que le poids soit remonté le plus haut possible :on arrête le ruban dans la fente, avec un coin qui le serre et lemaintient.
791. La chaîne, d’un autre côté, en se développant au fur età mesure que le tissage s’effectue, fait remonter le poids de lapoulie 33 (ce poids doit être moindre que le précédent); lorsqu’il