246 TISSAGE.
au-dessus, et retombe sur le fd replié renfermé dans les becs;alors la seconde rangée de mailles est formée comme on le voit(%. 5 ).
798. Pour former la troisième rangée, il suffit de retirer enarrière les mailles déjà formées, d’étendre sur le devant un nou-veau fil, de le replier, de lefaire passer sous les becs des aiguilles,de fermer ces becs, de faire avancer les premières rangées demailles qui s’insinuent entre les plis du fil; et en continuant tou-jours de cette manière, le tissu se forme.
799. L’ouvrier qui fait agir la machine, étend lui-même ho-rizontalement le fil qui doit former une nouvelle rangée demailles; mais les opérations de replier ce fil en festons, de lefane avancer sous les becs, de tirer en avant les mailles déjàfaites, pour les faire passer au-dessus des becs, et les insinuerentre les plis du fil, renfermé entre les becs, toutes ces opérations,dis-je, se font au moyen d’autant de petites plaques de métalqu’il y a d’aiguilles ; on voit une de ces petites plaques (fig. 6 );on les nomme platines, et les sinuosités que l’on remarque dansleur partie antérieure, ont été industrieusement combinées pourque le système des platines puisse produire tous les effets quenous avons désignés, et cela par de simples élévations et dé-pressions verticales combinées avec de petites impulsions ho-rizontales alternatives. Une espèce de couteau ou barre horizon-tale douée d’un petit mouvement alternatif, ferme les becsdes aiguilles en les comprimant, puis elle s’éloigne pour leurlaisser la faculté de se rouvrir en vertu de leur élasticité. Cettebarre s’appelle presse.
D’après ce que nous venons de dire, l’intelligence du métierà tricoter devient facile. La fig. 7 en indique une vue latérale;et la fig. 8 une vue en perspective du mécanisme détaché dufût ou bâtis du métier.