TISSAGE.
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mailles suivante. Il est à remarque!’ que l’auteur du métier à basordinaire, n’a pas ci’u , avec raison, exécuter les plis qu’exigeaitson tricot par une seule platine, et qu’il en a employé deux pourdonner à ces plis la longueur convenable, dans l’intention, sansdoute, de ménager le fil et l’action des pièces qui doivent con-courir à cette opération bien essentielle, quant à la perfectiondu tricot.
83 1 . Tout étant ainsi préparé, on termine le travail en serrantles pouces et abaissant l’équipage du métier, et le tirant en avantpour exécuter les petits coups, et amener les nouveaux plis dansle bec des aiguilles, après quoi on pousse en arrière l’anciennerangée des mailles; puis, abaissant la presse, et amenant cetteancienne rangée, par le moyen des platines, sur le bec desaiguilles chargées intérieurement de nouveaux plis, et à l’aidede la presse, on parvient à faire passer l’ancienne rangée de plispar-dessus les nouveaux, et les abattre entièrement, ce qui con-stitue le prolongement du tricot par une nouvelle rangée demailles.
832. Enfin, on met en repos l’équipage général du métierqui a opéré ces dernières manœuvres, après avoir poussé enarrière les nouveaux plis sur le corps des aiguilles, de manièrequ’on puisse continuer le travail, ainsi que nous l’avons faitconnaître.
Parmi les avantages que l’on peut retirer du métier deM. Dautrj, on remarque l’exactitude dans le travail, la dou-ceur dans les mouvemens, le peu d’espace qu’il occupe, et salégèreté ( il ne pèse que trente livres environ ), qui ne diminuecependant point sa solidité. Par la substitution des ressorts auxcontre-poids qui servent à relever la presse, M. Dautrj est par-venu à supprimer presque entièrement le bruit de la machine,et il l’a diminué considérablement.
Des Machines propres à confectionner les étoffes.
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