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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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TISSAGE. 229

tage; ces mêmes platines se trouvent, comme les platines àondes, maintenues parallèlement dans le peigne dont nous avonsparlé.

836. Yoici comment sexécute le travail. Louvrier jette le filcomme à lordinaire sur la rangée des aiguilles qui se trouvenaturellement en avant; puis, appuyant sur une marche, il faitcourir le chevalet, dont la tête, rencontrant le talon de chacunedes platines à ondes, en opère la chute ; ce qui forme les pre-miers plis distribués seulement sur les aiguilles de deux endeux.

837 . Ensuite louvi ier, avec 1e même pied gauche, appuyantsur une seconde marche à laquelle correspondent deux tringlesde fer tenant aux extrémités de deux leviers fixés au fut, et aumilieu desquels sont deux autres tringles qui correspondent àla barre à chevalet, il parvient à faire descendre le cadre mentdu métier qui renferme les platines à plomb.

838. Il résulte, de ce mouvement et de la descente des pla-tines à plomb, quelles ont agi sur la moitié du fil qui nétaitpas pliée ; louvrier égalisera donc ainsi tous les plis en rappro-chant les becs des deux systèmes de platines; ce quil exécutetrès-promptement en continuant dabaisser la marche.

Les parties, qui contribuent à la distinction des rangées desmailles d résultent les côtes, sont désignées par le nom demécanique. On y remarque dabord une barre à aiguilles dont lenombre est la moitié, le tiers ou le quart des aiguilles du mé-tier, suivant le nombre des rangées de mailles qui constituentles côtés. Cette barre est portée par un cadre attaché au fût dumétier, et que louvrier peut mouvoir davant en arrière et dehaut en bas. Il est visible que ces aiguilles opèrent en sens con-traire de celles du métier. Elles saisissent les plis quelles ren-contrent pour les faire tomber davant en arrière, pendant que