590 DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES,de les livrer au commerce pour leur donner une belle appa-rence, et quelquefois pour en masquer les defauts.
94 x. Pour donner l’apprêt («) on mouille l’étoffe avec de l’eaudans laquelle onadétrempé une certaine dose d’amidon bien épu-ré , ou bien avec de l’eau pure ; on fait ensuite passer cette étoffeentre deux cylindres chauffés. Ces cylindres sont ou en cuivreou en fer-blanc ; quand ils sont en cuivre, on introduit dansleur intérieur, pour les échauffer, des barres de fer rougies ; l’é-paisseur du cuivre est ordinairement de 10 à 13 lignes. Lescylindres de fer-blanc dont on fait usage en Angleterre, sontchauffés par la vapeur qu’on introduit continuellement dans leurintérieur, à l’aide d’un tuyau qui aboutit à une chaudière rem-plie d’eau bouillante.
942. Les cylindres de fer-blanc que nous venons d’indiquersont sous plusieurs rapports préférables aux autres ; leur con-struction est moins coûteuse, on les chauffe à moindres frais, lachaleur qu’ils acquièrent est plus uniforme., les étoffes sont àl’abri du danger d’être brûlées.
Voici la disposition de la machine pour apprêter les percales,les basins et les calicots.
94.C L’étoffe que l’on veut apprêter est enveloppée autourd’un rouleau dont la surface est revêtue de grosse toile. A unpied au-dessus de ce rouleau est placé un cylindre métallique,chaud, immobile et aussi poli que possible. Un second cylindre,semblable à celui-ci, se trouve de niveau avec le rouleau, à ladistance d’environ un pied de ce rouleau. Au niveau du pre-mier cylindre métallique se trouve un rouleau de décharge, quel’on fait tourner à l’aide d’une manivelle. Ce rouleau est couvert
(a) On trouve des details instructifs sur les apprêts des étoffes de coton dansle Guide du fabricant , par Thomas Corry.