29 2 DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES.
M. Cony; il assure quelles sont généralement usitées en An-gleterre.
L’appareil nommée pince-lisières se compose de deux lignesde pinces, à la hauteur du niveau de l’étoffe, et parallèles auxbandes de ses lisières. L’une de ces lignes porte des pinces fixes,fortement liées à une traverse qui puisse les maintenir immo-biles; l’autre porte des pinces susceptibles d’avancer et de reculer.
949. Une pince est une espèce de boîte en sapin, de 22 poucesde longueur et 3 de hauteur, creuse d’un bout à l’autre, et ou-verte à ses deux extrémités. Deux petites charnières en lient lesarrière-parties; ses bords antérieurs, avec lesquels elle saisitles lisières, s’ouvrent dans toute sa longueur, et se ferment aumoyen d’une vis en fer, qui est placée à son centre, avec unemanette pour la faire jouer à volonté.
g 5 o. Ces pinces sont sur la même ligne de chaque côté del’étoffe; ainsi, chaque ligne en porte autant qu’il y a de fois22 pouces dans la longueur de cette étoffe. Elles doivent êtreserrées les unes contre les autres, autant que cela est possible,aliu de saisir toutes lés parties de la lisière.
gS 1. Quand on a placé une des lisières dans les pinces fixes,et qu’on l’y a assujettie, en serrant les vis de fer, on approche dela lisière opposée les pinces mobiles-qu’on entr’ouvre, dans les-quelles on place cette lisière, et qu’on ferme ensuite, au moyende leurs vis; après quoi, ces pinces mobiles reculent jusqu’à ceque l'étoffe, soit développée dans toute sa largeur, et que les filsde chaîne et de trame aient repris leur direction naturelle et leurextension primitive.
952. Ce mouvement de recul s’opère au moyen de grossesvis en bois, qui pénètrent de la traverse dans le corps de chaquepince mobile, et qui les attirent ou les repoussent, selon qu’onles tourne de droite à gauche, ou de gauche à droite.