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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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294 DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES,

vant la spirale et faisant tourner les roues, deux autres tournentla vis de recul de chaque pince pour obtenir lextension diamé-trale de létoffe, et bientôt la spirale en est couverte , depuislaxe des roues jusquau sommet de leur circonférence.

Aussitôt que les étoffes sont sèches , deux ouvriers ouvrenttour à tour chaque pince-lisière en détournant sa vis , et laroue revenant en sens contraire , ces étoffes tombent delles-mêmes sur un plateau, d on les emporte pour être pliées etpressées.

Article ii.

Moirage.

gôg. On appelle étoffe moirée, celle dont la surface présentedes reflets ondulés différemment contournés; il ny a que lesétoffes qui ont un grain saillant qui puissent être moirées. Onnomme grain, dans létoffe, cette éminence faite par la gros-seur du fil de trame, et qui forme des cannelures parallèles quivont dune lisière à lautre : lorsque le fll de la trame est mince,on dit que létoffe est à petit grain ; lorsque ce fil a plus de gros-*seur, on dit que létoffe est à plus gros grain.

960. Cest laplatissement de ce grain, ou des cannelures cou-chées par parties, en sens contraire les unes des autres, qui faitparaître les ondes sur létoffe, à cause des différens reflets delumière que les couches occasionent. Pour que la moire soitbelle, il faut que les ondes soient grandes et bien terminées pardes filets fins et déliés, produits par lintersection des aplatisse-mens du grain en sens contraire.

Ancienne machine, PI. LX , fïg. 1 .

961. Le moyen quon emploie pour opérer ces ondes, est defaire passer létoffe, enveloppée dune toile et roulée sur un ey-