294 DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES,
vant la spirale et faisant tourner les roues, deux autres tournentla vis de recul de chaque pince pour obtenir l’extension diamé-trale de l’étoffe, et bientôt la spirale en est couverte , depuisl’axe des roues jusqu’au sommet de leur circonférence.
Aussitôt que les étoffes sont sèches , deux ouvriers ouvrenttour à tour chaque pince-lisière en détournant sa vis , et laroue revenant en sens contraire , ces étoffes tombent d’elles-mêmes sur un plateau, d’où on les emporte pour être pliées etpressées.
Article ii.
Moirage.
gôg. On appelle étoffe moirée, celle dont la surface présentedes reflets ondulés différemment contournés; il n’y a que lesétoffes qui ont un grain saillant qui puissent être moirées. Onnomme grain, dans l’étoffe, cette éminence faite par la gros-seur du fil de trame, et qui forme des cannelures parallèles quivont d’une lisière à l’autre : lorsque le fll de la trame est mince,on dit que l’étoffe est à petit grain ; lorsque ce fil a plus de gros-*seur, on dit que l’étoffe est à plus gros grain.
960. C’est l’aplatissement de ce grain, ou des cannelures cou-chées par parties, en sens contraire les unes des autres, qui faitparaître les ondes sur l’étoffe, à cause des différens reflets delumière que les couches occasionent. Pour que la moire soitbelle, il faut que les ondes soient grandes et bien terminées pardes filets fins et déliés, produits par l’intersection des aplatisse-mens du grain en sens contraire.
Ancienne machine, PI. LX , fïg. 1 .
961. Le moyen qu’on emploie pour opérer ces ondes, est defaire passer l’étoffe, enveloppée d’une toile et roulée sur un ey-