Buch 
[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
Entstehung
Seite
303
JPEG-Download
 

DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. 3 o 3chaleur suffisant pour que la dorure restât bien écrasée, cer-taines couleurs se trouvaient altérées , comme le ponceau, lecramoisi, le vert et le lilas. Pour éviter cet inconvénient, lemeilleur moyen est de passer létoffe avec plus de célérité.

983. Si on fait travailler la machine trop long-temps , la cha-leur du cylindre de cuivre ne manquera pas de faire fendrecelui de bois. Cest pourquoi il ne faut pas passer plus de vingt-cinq à trente aunes à la fois, sans changer ou faire reposer lecylindre de bois. Il faut en avoir plusieurs de rechange, afin deprofiter de la chaleur de celui de cuivre , et de pouvoir passerbeaucoup détoffes en peu de temps.

Article iv.

Gaufrage.

984. Le gaufrage est une impression en creux qui fait res-sortir le dessin, non pas par des couleurs différentes, mais par unrelief plus ou moins saillant. Le mot gaufrer vient dune sorte depâtisserie nommée gaufre , qui est formée de pâte légère quonétend fluide entre deux plaques de fer assemblées à tenailles, etsur lesquelles on a gravé quelque dessin , que la pâte minceplacée entre ces plaques chaudes prend en se cuisant.

985. L operation du gaufrage a la plus grande analogie aveclimpression ; on peut leffectuer au moyen de deux planches ,soit en métal, soit en bois , sur lune desquelles on a tracé encreux les dessins que limpression doit reproduire en relief. Onplace lobjetà gaufrer entre ces deux planches, auxquelles on feraéprouver laction dune presse : cest ainsi que lon gaufre uuemultitude dobjets de cartonnage.

986. Le gaufrage des étoffes seffectue à laide dune machinedisposée comme un laminoir. Cette machine est composée dungros cylindre en bois sur 1 axe duquel agit le moteur ; et dun