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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. Son

pidement; il répand en brûlaut une odeur empyreumatique , etlaisse une matière charbonneuse et grasse.

Lindustrie a mis à profit lobservation que nous venons dé-noncer , et lon a adopté le grillage pour le velours de cotondont les poils, sans cette opération , présenteraient des pointesmousseuses et inégales , car les forces ( ciseaux ) nagissent surces poils que très-imparfaitement, et lon sait dailleurs combienil importe que tous les poils dun velours quelconque soientcoupés net et à une même hauteur , et quils sémoussent et sé-panouissent sur le même plan.

On grille les autres étoffes de coton pour dépouiller leur sur-face du duvet qui les couvre, afin quelles aient plus déclat etlapparence dune plus grande finesse. Quelques étoffes, commele basin, la perkale, etc., doivent être grillées sur les deux sur-faces, cest-à-dire, à lenvers et à lendroit; dautres ne le sontquà lendroit.

995. Les machines à griller les étoffes consistent, en général,en un fourneau dont la voûte est formée par une plaque de fercoulé ou laminé, courbée dans toute sa longueur en forme dedemi-cylindre. Le feu, quon entretient sous celte pièce pendanttoute lopération du grillage, lui communique le degré de cha-leur nécessaire pour brûler le duvet de letoffe. Pour quelétoffe ne puisse être endommagée, il faut quelle passe avecrapidité sur la plaque chauffée. On lui imprime la vitesse con-venable, à laide dun treuil muni dune manivelle.

996. Le fourneau peut être échauffé indifféremment avec dubois ou de la houille.

Dans quelques machines de ce genre on suspend, au-dessusde la plaque chauffée, une espèce de couvercle en fer, qui sert àconcentrer la chaleur et à la réfléchir sur létoffe, qui passe entrela plaque et ce couvercle.