DERNIERS APPRÊTS DES ÉTOFFES. Son
pidement; il répand en brûlaut une odeur empyreumatique , etlaisse une matière charbonneuse et grasse.
L’industrie a mis à profit l’observation que nous venons d’é-noncer , et l’on a adopté le grillage pour le velours de cotondont les poils, sans cette opération , présenteraient des pointesmousseuses et inégales , car les forces ( ciseaux ) n’agissent surces poils que très-imparfaitement, et l’on sait d’ailleurs combienil importe que tous les poils d’un velours quelconque soientcoupés net et à une même hauteur , et qu’ils s’émoussent et s’é-panouissent sur le même plan.
On grille les autres étoffes de coton pour dépouiller leur sur-face du duvet qui les couvre, afin qu’elles aient plus d’éclat etl’apparence d’une plus grande finesse. Quelques étoffes, commele basin, la perkale, etc., doivent être grillées sur les deux sur-faces, c’est-à-dire, à l’envers et à l’endroit; d’autres ne le sontqu’à l’endroit.
995. Les machines à griller les étoffes consistent, en général,en un fourneau dont la voûte est formée par une plaque de fercoulé ou laminé, courbée dans toute sa longueur en forme dedemi-cylindre. Le feu, qu’on entretient sous celte pièce pendanttoute l’opération du grillage, lui communique le degré de cha-leur nécessaire pour brûler le duvet de letoffe. Pour quel’étoffe ne puisse être endommagée, il faut qu’elle passe avecrapidité sur la plaque chauffée. On lui imprime la vitesse con-venable, à l’aide d’un treuil muni d’une manivelle.
996. Le fourneau peut être échauffé indifféremment avec dubois ou de la houille.
Dans quelques machines de ce genre on suspend, au-dessusde la plaque chauffée, une espèce de couvercle en fer, qui sert àconcentrer la chaleur et à la réfléchir sur l’étoffe, qui passe entrela plaque et ce couvercle.