DERIHEItS APPRÊTS DES ÉTOFFES. 33lfil Je poil est composé de la réunion de plusieurs brins de soieou d’une autre matière; plus ces brins seront nombreux, plusles houppes ou pinceaux seront nourris et touffus.
1082. Un métier à velours ne diffère point essentiellement desmétiers que nous avons décrits dans le livre troisième : cepen-dant il contient une partie que les autres métiers n’ont pas; cettepartie, qui se nomme la contre, est composée d’un châssis àplan incliné, à peu près semblable à celui du Cass in (766). Cechâssis, fixé à la partie postérieure dn métier, entre l’ensouplede derrière et les marches des lisses, renferme autant de roque -tins (bobines) que le poil contient de fils.
10 83 . Chacun des roquetins a deux gorges , sur l’une des-quelles est enveloppé un fil du poil , et sur l’autre une cordequi soutient un poids, dont le but est d’opposer une certainerésistance pour que le roquetin ne se décharge trop vite : depetites lames séparent chaque roquetin afin qu’ils ne puissentchanger de place.
1084. Tous les fils du poil qui partent des roquetins de lacantre, passent dans des lisses destinées à les élever et à lesabaisser convenablement ; puis ils traversent le peigne.
10 85 . Nous avons dit que les fils du poil doivent former desboucles qui s’élèvent régulièrement au-dessus de l’étoffe, commeon le voit en a et b (fig. 10 ) ; nous avons dit aussi que, entre cesboucles, sont insérés des fers x, x. Ce sont ces fers qui déter-minent la formation des boucles, et ce sont eux qui donnent lemoyen d effectuer le ciselage, d’où résultent les houppes oupinceaux r/,/.
1086. Le ciselage se fait à l’aide d’un petit outil, nommérabot ( PL XXX, fig. 11 ). a est la lame tranchante; b, c, laplatine de fer à laquelle elle est assujettie par une barre d,J rque deux vis réunissent à la platine. La lame a est environnée*