Des petites Inégalités de la Lune. 233
( ajoute-t-il ) , qu’on puisse parvenir à les fixer par lathéorie feule ; il ne faut pas se presser d’assurer auxtables de M. Mayer l’exactitude astronomique ; d’aiileursil y a employé un tâtonnement fait fur les seules obser-vations. M. d’Alembert dit à peu-près la même choseen plusieurs endroits de fes Recherches , fur la nécessitéd’avoir recours aux observations pour déterminer cescoéssiciens, ( III , 31).
I 476. M. Clairaut, dans le journal des favans ( Déc.1737), répondit que M. Mayer n’avoit omis dans sestables aucune des équations qui font essentielles pourla longitude de la lune , & qui ne demandent pas uneextrême attention dans les calculs de la théorie ; maiscette réponse même n’indique-t-elle pas que dans lesautres équations qu’on peut ajouter à celles de M. Mayer,il reste quelque doute du côté de la théorie ; je faisd’aílleurs que M. Clairaut a fait un grand ^ufage desobservations pour rectifier les coëfficiens de fes équa-tions , &t qu’il a varié beaucoup fur la valeur de quel-ques-unes, su r-tout de celles qui dépendent de r, 2 t —■2. y, z, y- 4-z, 2 s — y ; t est la distance de la lune ausoleil ; y est l’anomalie ; s l’argument de latitude ; & zl’anomalie du soleil.
On trouvera dans le XXII e livre la forme & les prin-cipes de ces recherches ( 3468 ) ; nous n’en suivronspas le détail pour chacune des inégalités de la lune ,parce que ce détail est prodigieux, & qu’il exigeroit desvolumes : d’ailleurs ceux qui ont eu la constance de lesfaire, n’ont pas encore pû fe déterminer à les publier ;on trouvera tout ce qui s’est fait là-dessus dans troisouvrages que nous allons indiquer , qui font de MM.d’Alembert, Clairaut & Euler.
1 477 * L’ouvrage de M. Euler a pour titre : Theoriamotûs lurue exhihens omnes ejus face qu a litâtes , authore L.Euler0 , Petropoli , 17 y 3, in-y°. 347 pag. La pièce dumême auteur qui a remporté le prix de l’académie en1770, contient fur la même matière beaucoup denouvelles recherches,
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